Wilfried Léandre Houngbédji sur la nomination de Minou Chrys-Tayl à l’INF : «Ce n’est pas pour faire un pied-de-nez à nos concitoyens…»


Après l’agence nationale d’identification personnelle (ANIP), c’est la nomination d’une Camerounaise à l’Institut National de la Femme (INF) qui est au cœur de l’actualité béninoise. Minou Chrys-Tayl, blogueuse d’origine camerounaise, est désormais chargée de communication au sein de cet institut. L’annonce lui avait été faite au détour d’une rencontre qu’elle a eue avec le Chef de l’État, Patrice Talon. Le Bénin manque-t-il de compétences à ce point pour que l’expertise soit sollicitée dans d’autres pays? À cette préoccupation, le Secrétaire général adjoint et Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a apporté quelques éléments de réponse afin de calmer l’opinion publique. «C’est son profil, ses compétences et son vécu qui plaident en sa faveur comme chargée de communication à l’INF » justifie-t-il, selon nos confrères du quotidien Le Béninois Libéré. Pour le Porte-parole du gouvernement, ce choix n’est pas anodin. Selon lui, cela relève des compétences de Minou Chrys-Tayl pour donner plus de visibilité à l’institut que préside désormais Me Huguette Bokpè Gnancadja.
Pour édifier les uns et les autres sur ces choix qu’opère généralement le gouvernement Talon, il indique par ailleurs que « c’est forcément parce que cela répond à un objectif de profil, de compétences et de résultats attendus et qu’en ces circonstances là, ces personnes ont très certainement présenté des avantages comparatifs relativement à d’autres candidats ». Sur ce, le Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji rassure que «ce n’est pas pour faire un pied-de-nez à nos concitoyens qui auraient le même profil ou qui présenteraient quelques avantages par rapport à d’autres ».

LA RÉDACTION

Chaises musicales entre Agbenonci et Wadagni : Talon renvoie les rêveurs aux calendes grecques



« On ne change pas l’équipe qui gagne ». Ainsi, répondait le 13 mars dernier, le président Patrice Talon à la presse nationale et internationale au sujet de l’agitation d’un probable remaniement de son gouvernement. C’était lors de la visite de travail de son homologue nigérien Mohamed Bazoum au Bénin. Quelques jours après, il traduit en acte son propos en procédant à un remaniement technique de son gouvernement. En effet, le département ministériel dont a la charge Aurelien Agbénonci a connu une légère modification. Le président Patrice Talon lui a arraché le volet « coopération » pour le greffer au département de l’argentier national, Romuald Wadagni. Ce dernier a désormais pour mission de rendre plus dynamique la coopération entre le Bénin et les autres nations. Il s’agit là d’un jeu de chaises musicales entre les deux départements ministériels.
L’autre paire de manches qui taraude les esprits, est la réelle motivation qui explique cette décision du premier des Béninois d’alourdir le portefeuille ministériel de l’argentier national.
Pour les rêveurs d’un remaniement gouvernemental, ce n’est qu’une partie remise.

LA RÉDACTION

Mairie de Sô-Ava : Report sine die de la désignation du nouveau maire(Todjè André doit éviter l’agitation avant l’heure)



Si dans plusieurs mairies, la conséquence des législatives a été de consacrer des édiles comme députés, la logique qui en découle est le remplacement de ces derniers à leur poste. A Sô-Ava, on est dans ce cas de figure, occasionnant des jeux de couloirs inextricables. Certains comme André Todjè candidat déclaré au poste font feu de tous bois.
En effet, l’élection du maire de Sô-Ava a été reportée sine die par le préfet de l’Atlantique pour défaut d’une unanimité au sein du parti majoritaire. Pour autant, l’ancien maire qui visiblement tient à revenir sur les lieux de ses exploits d’il y a quelques années, est au centre d’une campagne médiatique, notamment dans certains organes de presse. Une campagne qui tend à présenter le sieur Todjè comme le nouveau maire de Sô-Ava alors qu’il n’en est rien, du moins pour le moment. Si rien ne prouve que ce soit le bénéficiaire de cette situation qui en est le commanditaire, cela le dessert néanmoins et il devrait y mettre fin. Le bien ne fait pas du bruit et le bruit ne fait pas du bien non plus. La discrétion dans l’action et l’efficacité dans la démarche sont des principes sacro-saints du  » Prince » de Machiavel que beaucoup d’acteurs politiques utilisent avec succès comme bréviaire, ne pas s’y tenir c’est risquer de brûler sa chandelle par les deux bouts tout simplement.

LA RÉDACTION

Après leur participation figurative aux législatives : Quel avenir politique pour la FCBE, l’UDBN, le MPL et le MOELE-Bénin ?



Les élections législatives du 08 janvier dernier ont eu pour conséquence principale de clarifier le paysage politique béninois avec l’émergence de trois principaux partis politiques : UP le Renouveau, Bloc Républicain et « Les Démocrates ». De fait, les autres qui n’ont pas pu franchir la mythique barre des 10% nécessaires pour figurer à l’Assemblée Nationale, entrent dans un schéma compliqué mettant même en cause leur propre existence.
Que ce soit FCBE, RLC, MPL, MOELE-Bénin ou UDBN, leur représentativité de même que leur capacité de mobilisation sur la scène politique nationale sont réduites à une portion congrue. Cela implique une faible adhésion des populations aux idéaux que ces partis défendent et leurs dirigeants devraient en tirer les conséquences. On voit difficilement comment ils peuvent remonter la pente. En matière politique en effet, il est difficile de mettre en place une alchimie magique qui fasse effet subitement, si ce n’est sur la durée et à force de travail acharné. Les signaux ne sont véritablement pas au vert, on s’achemine beaucoup plus vers la disparition pure et simple de ces partis qui ont trois choix possibles, se fondre dans un des grands partis en place, prononcer leur propre dissolution à défaut que la loi les y oblige, le dernier choix est celui de continuer à survivre sachant que le coma politique est enclenché. La tendance qui a déjà commencé à se manifester est la migration progressive des militants de ces micro partis vers d’autres cieux, et la saignée semble être inexorable. Il faut donc avoir le courage de voir l’avenir autrement que d’espérer remonter la pente qui est en effet désormais trop raide. Il faut s’y faire.

LA RÉDACTION

Non disponibilité de la carte de presse depuis près d’un an : Zakyath Latoundji et l’UPMB lancent un cri de cœur



Elle reste une pièce maîtresse à tous les journalistes professionnels. La carte de presse est devenue, depuis près d’un an, une denrée rare pour les journalistes au plaisir des conseillers de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Sinon l’on n’arrive pas à comprendre ce qui explique la non-disponibilité jusqu’à ce jour de la carte de presse qui permet de distinguer le journaliste d’un web-activiste et d’un blogueur.
Dans sa mission de défendre la liberté de la presse et de veiller aux meilleures conditions de travail des journalistes, l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) avec à sa tête la présidente Zakyath Latoundji est montée au créneau ce mardi 04 avril 2023 pour donner de la voix. À travers une déclaration de presse depuis la maison des Médias à Gbedjromèdé, cette instance faîtière tire la sonnette d’alarme sur cette situation qui ne fait que durer. L’UPMB appelle à la délivrance aux acteurs remplissant les conditions lesdites cartes. De son propos, l’on peut retenir que «l’attribution de la carte de presse n’est pas une faveur, mais un droit pour tous les journalistes». Il n’y a alors pas de raisons pour que les acteurs soient privés de cette pièce professionnelle. Comme l’attestent d’ailleurs les dispositions de la loi 2015-07 portant code de l’information et de la communication en République du Bénin, il est aisé de reconnaître qu’à la date d’aujourd’hui, le Bénin ne compte plus de professionnel des médias en activité pouvant réclamer le titre de journaliste et exercer pleinement son métier d’informer.

« Ma carte de presse, je l’exige maintenant !»

Face à cette situation déplorable, la présidente Zakyath Latoundji et les autres membres du bureau exécutif national de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin ont pris la charge de lancer l’opération « ma carte de presse, je l’exige maintenant !». La présidente Latoundji compte sur la franche collaboration des acteurs des médias pour l’atteinte de l’objectif fixé. L’union entend alors pour sa part, faire de son possible afin qu’aucun journaliste méritant ne célèbre la journée mondiale de la liberté de presse sans sa carte de presse.

Ola A.

Prévention des incendies liés à l’essence de contrebande : Les sapeurs pompiers sensibilisent les exploitants du secteur de Gogounou


C’était le weekend dernier dans la grande salle de réunion de la maison des jeunes et de la culture de la localité. Nombreux sont les commerçants, importateurs et autres distributeurs d’hydrocarbures ayant fait le déplacement pour assister à ce rendez-vous plutôt original.
En effet, les soldats du feu sont habituellement à l’opérationnel dans la lutte contre les incendies causés généralement dans nos agglomérations par ce liquide inflammable dont l’exposition hors-norme est souvent en cause.
C’est justement pour éviter ces nombreux drames dont on est coutumier que la compagnie départementale des sapeurs pompiers de l’Alibori a pris cette initiative sous la férule de son commandant Marc Fayomi . C’était l’occasion de rappeler à ces acteurs du système informel les dispositions pratiques à prendre pour éviter des drames face à la dangerosité de ce produit hautement inflammable. Face aux directives, conseils et autres exhortations à la prudence dont ils ont bénéficié, les acteurs ont reconnu la justesse de la démarche et ont remercié les sapeurs-pompiers pour l’initiative. Il s’agit à présent de traduire en réalité, tout ceci afin d’éviter des cas comme ce sinistre du 25 octobre 2022 survenu dans les encablures du marché à bétail de Gogounou et qui a causé, on s’en souvient encore, d’importants dégâts matériels.

LA RÉDACTION

Après le lac Ahémé et ses chenaux : Le dragage du Nokoué fortement attendu



Depuis quelques mois, les travaux de dragage du lac Ahémé sont effectifs pour le bonheur des populations. En effet, c’est un nouveau souffle à l’économie halieutique et ses dérivés qui est attendu à terme des travaux exécutés par une société chinoise. Cette même perspective est également espérée par les populations riveraines du lac Nokoué.
Ce cours d’eau dont l’importance n’est plus à démontrer pour les populations des cités lacustres, d’une partie de Cotonou et de la vallée est de plus en plus ensablé et envasé et ne donne plus son plein potentiel, sa productivité ayant largement baissé au fil de décennies d’exploitation hors normes. Des phénomènes comme l’usage de trous d’eau piégées par des branchages appelés « akadja » étant par ailleurs la cause. Pour retrouver son tirant d’eau normal et pour que l’écosystème retrouve une stabilité sinon une relance de la biodiversité, cette opération de dragage s’avère donc nécessaire.
Le gouvernement en a d’ailleurs une pleine conscience et a d’ailleurs prévu des études et la mise en œuvre de travaux de désensablement. Le ministre du cadre de vie et du développement durable José Tonato en a d’ailleurs fait cas lors du lancement des travaux de réhabilitation et de dragage du bassin du lac Ahémé lancés le 27 janvier 2022, des travaux confiés à China Harbour Engineering Company (CHEC) Limited.
Pour autant, l’attente est forte et les populations desservies par ce cours d’eau auraient sans doute souhaité que les choses aillent plus vite afin qu’elles retrouvent un renouveau de leurs activités génératrices de revenus primordiaux pour l’essor de communes comme Sô-Ava, Aguégués, Cotonou et d’autres riveraines comme celles de la vallée de l’Ouémé dont certaines accueillent des bras du Nokoué.

LA RÉDACTION

Cession de toute la filière bois à lBB SA : L’État béninois doit marcher sur des œufs


Ça grogne, ça murmure dans le secteur du bois au Bénin. Après l’euphorie suspecte notée du côté de la société Jupiter Impex SARL, la vérité apparaît progressivement. Elle n’est autre que l’actionnaire majoritaire qui dirige l’IBB SA aujourd’hui, est en passe de mettre la main sur un trésor d’utilité publique, au détriment des nationaux.
Il se dégage d’ailleurs que cet opérateur privé (un expatrié) gère les 65% des actions relatives à l’exploitation du bois depuis 2009 ne respecte aucune clause de la convention. Pour illustration, ils prennent le mètre cube de bois à 51 mille francs CFA, alors que les nationaux le prennent à 71 mille francs CFA avec 18% de TVA. Pour une entreprise qui avait pris à un milliard cinquante trois millions de francs CFA, ce qui va dans la poche de l’opérateur, est hallucinant. En deux ans d’exercice (de décembre 2009 à décembre 2011), il a empoché au moins deux milliards de francs CFA, tout calcul fait. S’il achetait le bois au même prix que les nationaux, les chiffres seraient moindre. Du coup, il est à comprendre que cet opérateur n’a fait que gruger l’Etat béninois par l’intermédiaire de l’ONAB (Office national du bois) à hauteur de deux milliards. Ce qui dépasse alors largement ce qu’il a mis dans l’achat de l’IBB SA (un milliard cinquante trois millions de francs CFA).

Le Social est inexistant

Le social, le dernier souci de cet expatrié. Chaque année, des Indo-pakistanais affluent dans ces usines. Ce qui fait qu’aujourd’hui, ils sont majoritaires. Conséquence, les Béninois sont maltraités et sont réduits au silence. Plus loin, ceux qui ont été reversés à l’IBB SA après la privatisation, se retrouvent encore à la charge de l’ONAB. Ceux d’entre eux qui tombent malades, ne bénéficient d’aucune couverture sanitaire. Comme tout le pouvoir de décision se trouve dans les mains de cet opérateur, il fait ce qu’il veut de l’IBB SA.

Des interrogations…

Le président Talon, en décidant de remettre la totalité des actions restantes à cet opérateur, est-il vraiment au courant de ce qui se passe dans cet univers ? Mieux, qui conseille l’homme du nouveau départ dans cette entreprise ? Ce sont là des interrogations qui brûlent aujourd’hui sur toutes les lèvres des industriels et exploitants de « l’or vert » au Bénin. Pour un président qui s’échine pour l’amélioration des conditions de vie de la jeunesse béninoise, remettre une manne comme celle de l’exploitation du bois rien qu’à des étrangers, paraît curieux. Ces derniers ont d’ailleurs voulu tromper la vigilance aux autorités, en allant verser au trésor public, la somme de 173 millions de francs CFA, juste au lendemain de l’investiture du président Talon. Alors que c’est à l’Onab que cette formalité se fait. Doit-on demander aux autorités de bien étudier ce dossier avant la décision définitive ? En tout cas, l’État a encore sous les mains la possibilité de faire employer les Béninois et en majorité dans cette filière.

Ola A.

Occupation anarchique de place au marché de Togba à Abomey-Calavi : La circulation et la sécurité publique comprises



La démographie galopante et l’incivisme peuvent être indexés comme éléments principaux à la base de la situation du bazar notés à Togba précisément au niveau du marché. Une situation intolérable qui n’a que trop duré et nécessite désormais des décisions hardies.
En effet, il va falloir éviter un drame prochain qui se profile à l’horizon si rien n’est fait par les autorités à divers niveaux. Les gestionnaires du marché de l’une des plus populeuses localités de la commune d’Abomey-Calavi, la mairie et la police doivent prendre leurs responsabilités. Il s’agit de désengorger l’axe Togba-Ouèdo qui est littéralement pris d’assaut par les usagers du marché dont les activités désertent les hangars construits à leur bénéfice pour squatter le trottoir et une bonne partie de la chaussée qu’empruntent les populations. Cela rend logiquement engorgé le trafic qui stagne à ce niveau rendant nerveux les uns et les autres à qui la situation crée d’énormes nuisances en terme de perte de temps. Beaucoup de fonctionnaires empruntent en effet cet axe et se trouvent pris au piège.
L’autre chose est qu’un accident dont les éléments constitutifs sont déjà en place, a tôt fait d’arriver. Une mauvaise manœuvre, une défaillance mécanique et ce serait une hécatombe dont notre pays n’a nullement besoin. A l’heure actuelle donc le sentimentalisme n’est plus de mise, il s’agit maintenant que les uns et les autres prennent leurs responsabilités, et le plus tôt serait le mieux dans l’intérêt de tous.

LA RÉDACTION

Animation de la vie politique nationale : Gbadamassi Rachidi, loin des yeux, loin du cœur…


Il y a de ces personnages si clivants mais si ancrés dans la mémoire collective de par leur posture qu’on ne saurait les passer facilement aux oubliettes.
Rachidi Gbadamassi est l’un de ceux-là sur la scène politique nationale. Le bison de Parakou fait plutôt le dos rond actuellement.
Cela paraît chose normale quand on sait que le  » professeur titulaire de chaire » en politique comme il aime se faire appeler n’est pas spécialement au plus haut de sa popularité. Nous n’en voulons pour preuve que sa défaite personnelle aux dernières élections législatives dans la troisième circonscription électorale où il a subi surtout le turbo compresseur de l’opposition. A son honneur, l’ancien maire et député de la ville des kobourou a choisi de la mettre en sourdine et de faire profil bas aux fins de faire passer la pilule. Il a sans doute compris le message de ses mandants habituels qui cette fois ont infligé un camouflet à l’un des éléments les plus controversés du microcosme politique béninois. Savoir être digne dans la défaite et avoir le triomphe modeste sont des qualités d’homme et c’est le premier pallier de la réminiscence même en politique. Apparemment,
le professeur applique à la lettre cette ligne de conduite qui ne peut que lui bénéficier si tant est qu’il souhaite bénéficier d’un second souffle pour relancer sa carrière politique qui a l’air d’une machine fortement grippée pour l’heure.

LA RÉDACTION

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