Elle reste une pièce maîtresse à tous les journalistes professionnels. La carte de presse est devenue, depuis près d’un an, une denrée rare pour les journalistes au plaisir des conseillers de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Sinon l’on n’arrive pas à comprendre ce qui explique la non-disponibilité jusqu’à ce jour de la carte de presse qui permet de distinguer le journaliste d’un web-activiste et d’un blogueur.
Dans sa mission de défendre la liberté de la presse et de veiller aux meilleures conditions de travail des journalistes, l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) avec à sa tête la présidente Zakyath Latoundji est montée au créneau ce mardi 04 avril 2023 pour donner de la voix. À travers une déclaration de presse depuis la maison des Médias à Gbedjromèdé, cette instance faîtière tire la sonnette d’alarme sur cette situation qui ne fait que durer. L’UPMB appelle à la délivrance aux acteurs remplissant les conditions lesdites cartes. De son propos, l’on peut retenir que «l’attribution de la carte de presse n’est pas une faveur, mais un droit pour tous les journalistes». Il n’y a alors pas de raisons pour que les acteurs soient privés de cette pièce professionnelle. Comme l’attestent d’ailleurs les dispositions de la loi 2015-07 portant code de l’information et de la communication en République du Bénin, il est aisé de reconnaître qu’à la date d’aujourd’hui, le Bénin ne compte plus de professionnel des médias en activité pouvant réclamer le titre de journaliste et exercer pleinement son métier d’informer.
« Ma carte de presse, je l’exige maintenant !»
Face à cette situation déplorable, la présidente Zakyath Latoundji et les autres membres du bureau exécutif national de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin ont pris la charge de lancer l’opération « ma carte de presse, je l’exige maintenant !». La présidente Latoundji compte sur la franche collaboration des acteurs des médias pour l’atteinte de l’objectif fixé. L’union entend alors pour sa part, faire de son possible afin qu’aucun journaliste méritant ne célèbre la journée mondiale de la liberté de presse sans sa carte de presse.
Ola A.
Non disponibilité de la carte de presse depuis près d’un an : Zakyath Latoundji et l’UPMB lancent un cri de cœur