Après le lac Ahémé et ses chenaux : Le dragage du Nokoué fortement attendu



Depuis quelques mois, les travaux de dragage du lac Ahémé sont effectifs pour le bonheur des populations. En effet, c’est un nouveau souffle à l’économie halieutique et ses dérivés qui est attendu à terme des travaux exécutés par une société chinoise. Cette même perspective est également espérée par les populations riveraines du lac Nokoué.
Ce cours d’eau dont l’importance n’est plus à démontrer pour les populations des cités lacustres, d’une partie de Cotonou et de la vallée est de plus en plus ensablé et envasé et ne donne plus son plein potentiel, sa productivité ayant largement baissé au fil de décennies d’exploitation hors normes. Des phénomènes comme l’usage de trous d’eau piégées par des branchages appelés « akadja » étant par ailleurs la cause. Pour retrouver son tirant d’eau normal et pour que l’écosystème retrouve une stabilité sinon une relance de la biodiversité, cette opération de dragage s’avère donc nécessaire.
Le gouvernement en a d’ailleurs une pleine conscience et a d’ailleurs prévu des études et la mise en œuvre de travaux de désensablement. Le ministre du cadre de vie et du développement durable José Tonato en a d’ailleurs fait cas lors du lancement des travaux de réhabilitation et de dragage du bassin du lac Ahémé lancés le 27 janvier 2022, des travaux confiés à China Harbour Engineering Company (CHEC) Limited.
Pour autant, l’attente est forte et les populations desservies par ce cours d’eau auraient sans doute souhaité que les choses aillent plus vite afin qu’elles retrouvent un renouveau de leurs activités génératrices de revenus primordiaux pour l’essor de communes comme Sô-Ava, Aguégués, Cotonou et d’autres riveraines comme celles de la vallée de l’Ouémé dont certaines accueillent des bras du Nokoué.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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