Les élections législatives du 08 janvier dernier ont eu pour conséquence principale de clarifier le paysage politique béninois avec l’émergence de trois principaux partis politiques : UP le Renouveau, Bloc Républicain et « Les Démocrates ». De fait, les autres qui n’ont pas pu franchir la mythique barre des 10% nécessaires pour figurer à l’Assemblée Nationale, entrent dans un schéma compliqué mettant même en cause leur propre existence.
Que ce soit FCBE, RLC, MPL, MOELE-Bénin ou UDBN, leur représentativité de même que leur capacité de mobilisation sur la scène politique nationale sont réduites à une portion congrue. Cela implique une faible adhésion des populations aux idéaux que ces partis défendent et leurs dirigeants devraient en tirer les conséquences. On voit difficilement comment ils peuvent remonter la pente. En matière politique en effet, il est difficile de mettre en place une alchimie magique qui fasse effet subitement, si ce n’est sur la durée et à force de travail acharné. Les signaux ne sont véritablement pas au vert, on s’achemine beaucoup plus vers la disparition pure et simple de ces partis qui ont trois choix possibles, se fondre dans un des grands partis en place, prononcer leur propre dissolution à défaut que la loi les y oblige, le dernier choix est celui de continuer à survivre sachant que le coma politique est enclenché. La tendance qui a déjà commencé à se manifester est la migration progressive des militants de ces micro partis vers d’autres cieux, et la saignée semble être inexorable. Il faut donc avoir le courage de voir l’avenir autrement que d’espérer remonter la pente qui est en effet désormais trop raide. Il faut s’y faire.
LA RÉDACTION
Après leur participation figurative aux législatives : Quel avenir politique pour la FCBE, l’UDBN, le MPL et le MOELE-Bénin ?