Incendies à répétition dans les bus de l’UAC : La réaction de la DCOUS et du ministère vivement attendue


Depuis le 29 janvier qu’est survenu le drame de Dassa-Zoumè qui a coûté la mort à une vingtaine de concitoyens, les transports publics inspirent crainte et méfiance. Pourtant les bus préposés aux transports des étudiants de l’université d’Abomey-Calavi comme par le jeu d’un mauvais génie prennent feu depuis quelques temps à la moindre occasion mettant en émoi la communauté universitaire et nationale. Deux cas ont déjà été enregistrés en l’espace de quelques jours à Cotonou. Ces deux cas se sont soldés heureusement jusque-là sans perte en vies humaines puisque dans le premier cas, les occupants de l’habitacle ont pu s’extirper sans grands dommages. Dans le deuxième cas datant d’hier à Zongo, le bus n’abritait pas encore de passagers. Mais si cette série noire continue, que va-t-il finir par se passer ? La réponse pourrait être lugubre et faire froid dans le dos, nous touchons d’ailleurs du doigt. Mais pour éviter un nouveau drame dont les ingrédients semblent malheureusement se réunir progressivement sous nos yeux, il va falloir que dans un premier temps, la direction du centre des œuvres universitaires chargée des questions de restauration, de transport et d’hébergement des étudiants entre autres prennent ses responsabilités ou que l’autorité hiérarchique tape du poing sur la table.
A défaut de remplacer totalement le parc automobile vétuste pour ne pas dire antédiluvien, option qui pourrait être très onéreux, la moindre des choses serait de procéder à la révision complète de ces bus dans lesquels les étudiants s’agglutinent quotidiennement comme des sardines. C’est une question de logique, de responsabilité ou tout simplement de gouvernance car jouer ainsi avec des vies humaines, et à fortiori celles de futures cadres du pays n’arrange personne. Le moindre drame dans cette filière de transport pourrait produire une déflagration sociale que personne ne souhaite d’ailleurs, c’est pourquoi il faut prendre le taureau par les cornes et il est plus que temps pour cela.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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