L’altération dans la maintenance et l’hygiène des résidences universitaires est le motif de mécontentement des étudiants de l’université d’Abomey-Calavi. Ceux ci en appellent aux autorités du COUS.
Étudier dans les meilleures conditions de vie au quotidien, c’est ce à quoi aspirent les membres du comité de gestion des résidences universitaires au nom de leurs pairs.
Ces conditions ne sont apparemment pas réunies cette année puisque contrairement aux habitudes établies, il n’y aurait pas eu de réfection des locaux indexés avant leur mise à disposition. Les étudiants mécontents signalent des matelas sur lesquels ils passent leurs nuits, soit pour la plupart amortis puisque non remplacés depuis belle lurette pendant que les magasins du centre des œuvres universitaires disposent encore de ce matériel à l’état neuf. Il est signalé également dans les toilettes de nombreuses défectuosités qui méritent attention, à l’image des robinets, des colonnes de douche, des lavabos pour ne citer qu’eux. Spécifiquement un mauvais état de canalisation des tuyaux dans les bâtiments tels que BID ( A, C, D et F) ; PIP (I, et E) ; Canadien (E, F et G) est indexé et provoque des fuites d’eau voir l’inondation desdits bâtiments. Ceci est probablement la cause de coupures fantaisistes et intempestives d’eau.
Pire, certaines résidences sont plongées dans une obscurité parfois totale qui n’en assure pas du tout la sécurité. Des cas de vols ont d’ailleurs été signalés à l’issue du départ précoce de certains agents de sécurité au bénéfice de leur traitement salarial retardé.
Il urge donc face à ces problèmes que les autorités universitaires et celles de l’enseignement supérieur réagissent au plus vite pour se pencher sur cette situation sur laquelle nous reviendrons dans d’autres parutions.
LA RÉDACTION
Femme de caractère, femme de poigne : 9ème législature, qui pour remplacer Rosine Vieyra Soglo ?
Après la tenue des élections législatives du 08 janvier dernier, on peut désormais s’appesantir sur un aspect particulier de l’effectif des 109 parlementaires toutes obédiences politiques confondues appelés à siéger à l’hémicycle. En effet, plusieurs femmes ont obtenu leur quitus pour le palais des Gouverneurs, mais la question est celle de savoir qui d’entre elles a la carrure nécessaire pour assumer l’héritage de maman Rosine Soglo ?
La charge est lourde tant le personnage a de l’épaisseur et a laissé des traces indélébiles dans l’histoire politique et parlementaires du Bénin. Celle qu’on appelait affectueusement « maman » avait le sens de la répartie et cette foi en cette conviction qui ont fait d’elle un acteur majeur de la politique béninoise. Depuis les lendemains de la conférence nationale des forces vives de la nation, Rose-Marie Honorine Vieyra épouse Soglo est apparue aux côtés de son compagnon de vie et à la face des Béninois qui n’étaient pas habitués à avoir une telle dame de fer dans l’arène politique. Elle a assurément fait bouger les lignes avant de tirer sa révérence le 25 juillet 2021.
Au tour de la nouvelle génération qui, pour la première fois, sera en nombre non négligeable dans les travées de l’Assemblée Nationale, de faire aussi bien ou mieux encore que leur illustre aînée. D’aucuns diraient d’emblée que la mission est quasi insurmontable ou impossible. Nous diront plutôt qu’elle est ardue et il ne sera pas facile d’atteindre ce niveau d’exigence envers soi et les autres cultivés par cette icône de la politique au pour autant, pourront-elles se servir de son œuvre, de sa ligne de conduite, comme référence ou bréviaire dans leur séjour parlementaire. C’est déjà cela de gagné, car évoluer dans un secteur ou un domaine où il y a déjà eu des pionniers est beaucoup plus facile que d’être celui ou celle qui tire les marrons du feu pour laisser un héritage aux générations futures. On peut donc dire sans se tromper qu’il y a de la graine à prendre.
LA RÉDACTION
Rejet du recours des Démocrates par la Cour Constitutionnelle : Le contraire allait surprendre !
Après la tenue des élections législatives le 08 janvier dernier, place est laissée aux contentieux électoraux notamment la saisine de la Cour Constitutionnelle par « Les Démocrates ». Ce parti de l’opposition qui a réussi à faire élire 28 députés, souhaitait en effet que les sages donnent injonction à la CENA de mettre à leur disposition la compilation des résultats par arrondissement. Une demande qui n’a pas prospéré, puisque rejetée.
Assisté de ses conseils, le Staff dirigeant du parti au flambeau était donc en audience devant les Sages de la Cour Constitutionnelle et en contradictoire public avec les représentants de la CENA. A l’arrivée, échec et mat.
Si actuellement, il existe une polémique quant aux considérants évoqués par l’auguste Cour, on pouvait néanmoins s’attendre à une telle issue. En effet, on voyait mal cette Cour ouvrir elle-même ce que ressemble à une boîte de Pandore d’autant que cela créerait un précédent qui ouvrirait un feuilleton qui pourrait aboutir à ce que la Cour se dédise après avoir confirmé elle même les résultats provisoires proclamés par la CENA. Cela ne répondrait pas à une logique bien établie montrant un dilettantisme de la Cour Constitutionnelle qui se serait tirée une balle dans le pied en revenant d’une manière quoiqu’indirecte sur le travail qu’elle même avait fait. C’est donc ainsi avec cette décision, la fin des espoirs de l’opposition d’infléchir la tendance notée qui la met à 28 députés au même titre que le Bloc Républicain et derrière l’Union-Progressiste le Renouveau avec 53 parlementaires élus. On va devoir donc vraisemblablement attendre le 12 février prochain pour l’installation de la nouvelle Assemblée Nationale. Place donc pour l’heure aux tractations pour la mise en place du bureau de l’institution legiférante qui devra s’atteler à accomplir une mandature qui tranche nettement avec la précédente qui a souffert d’un déficit de légitimité et qui a donné dans l’opinion, une image de caisse de résonnance d’autant que l’opposition n’y était pas représentée.
Saliou Baguiri
Prolifération d’agences immobilières : Nécessité de sécuriser les potentiels acquéreurs Béninois
L’immobilier est un secteur de plus en plus florissant au Bénin, conséquence de l’explosion démographique.
Pour autant le secteur n’est pas sans risques d’autant plus que l’État n’a pour l’heure pas suffisamment encadré les activités des professionnels du secteur.
Conséquence, il n’est pas rare que des personnes sans foi ni loi et en quête de gains faciles se glissent dans les rangs et fassent des victimes. Un tour dans nos tribunaux a tôt fait de vous convaincre des nombreux cas de litiges domaniaux pendant devant les prétoires. Pourtant les nombreuses publicités attrapes-nigauds continuent de fleurir sur les ondes des médias qui les relaient à profusion à longueur de journée. Il est donc impérieux que l’État et les acteurs eux-mêmes de ce secteur, se donnent la main pour mettre hors d’état de nuire les brebis galeuses qui causent des nuisances aux populations. Quand on connaît surtout l’attachement atavique du Béninois à la terre, on peut s’imaginer quelle est l’importance pour lui d’en avoir dans des conditions sécurisées d’autant que souvent c’est le projet de toute une vie mis en place au prix de lourds et douloureux sacrifices.
Saliou Baguiri
Fête annuelle doublée de distinctions : Le cabinet BERGES-CONSULTING célèbre son personnel
Ils sont venus de partout sur le territoire national et de plusieurs structures de microfinance. Ils, ce sont les membres du personnel mis à disposition par le Cabinet BERGES-CONSULTING dirigé avec brio par Norbert BONOU-SÈLÈGBÉ. A l’occasion de cette rencontre annuelle qui en était samedi dernier à sa neuvième édition, il était question de tenir la réunion annuelle du personnel, après les réunions techniques trimestrielles, et par la même occasion la fête annuelle de la structure qui n’est plus à présenter sur l’échiquier national et international de la microfinance en matière d’appuis de diverses sortes.
A l’arrivée, la réussite éclatante des évènements a donné lieu à une note de satisfaction générale à l’endroit du comité d’organisation.
Satisfaction, c’est également le maître mot qui ressort de la synthèse des activités de l’année 2022 présentée par le Directeur de BERGES-CONSULTING lui-même. Une présentation très suivie et qui est revenue de manière très détaillée sur les succès, les défis et les perspectives pour l’année nouvelle. Au rang des succès enregistrés, on peut retenir entre autres, la mobilisation par les agents disséminés au sein de la FECECAM-BÉNIN, d’ALIDé, de l’UNACREP, d’ AFRICA FINANCES et de la CCR-BÉNIN, la mobilisation d’une épargne cumulée de plus de 15 milliards de francs CFA avec un encours de crédit de plus de 5,5 milliards de francs CFA à fin décembre 2022.
Aussi, comme élément de satisfaction évoqué, il y a la réussite massive des agents formés par BERGES CONSULTING, au dernier recrutement fait par la FECECAM-BÉNIN, en fin d’année dernière, soit une cinquantaine de recrues sur les 105 postes pourvus. Une performance saluée par toute l’assistance qui n’a pas également manqué, à l’issue de la présentation de la synthèse d’activités, de célébrer la distinction de la trentaine d’agents bénéficiaires de prix d’ excellence. Il ne pouvait pas en être autrement quand on sait que BERGES CONSULTING est l’une des meilleures structures béninoises intervenant dans le management des ressources humaines, les audits, l’assistance et l’appui-conseils au profit des projets de développement, des sociétés commerciales et industrielles, des organisations non gouvernementales, des associations et toutes autres organisations nationales et internationales.
Il faut d’ailleurs souligner qu’au delà des succès décrits, le Directeur de BERGES-CONSULTING est revenu également sur les comportements positifs du personnel dans l’optique que ceux-ci soient capitalisés. De même n’a t-il pas manqué d’évoquer les questions qui fâchent. Ce fût l’occasion pour les représentants des partenaires invités pour la circonstance et les seniors de la microfinance de prodiguer des conseils à la nouvelle génération pour se donner les meilleures chances de mener à bien une carrière professionnelle épanouie. Si à l’entame du double événement de samedi 21 janvier 2022, des prières ont accompagné les participants, la partie festive n’a pas non plus été du reste et le moins qu’on puisse dire, c’est que les petits plats ont été mis dans les grands pour le plaisir de tous.
Rendez-vous est donc pris pour la dixième édition projetée pour Janvier 2024.
Saliou Baguiri



Recours des Démocrates à la cour constitutionnelle : L’insomnie gagne Benoît DEGLA du BR
Le parti Les Démocrates n’a pas encore dit son dernier mot sur les résultats des élections législatives de janvier 2023. Comme annoncé par ses responsables, le parti a déposé des recours pour matérialiser leur opposition aux scores proclamés. L’un des recours du parti porte sur la demande d’invalidation du siège de Comlan Benoît Dègla.
Moussa Rafiou, candidat sur la liste du parti Les Démocrates aux législatives de 2023, demande à la Cour constitutionnelle d’invalider le siège de Comlan Benoît Dègla (élu sur la liste du Bloc Républicain selon les résultats de la Cour). Ce contentieux électoral est posé dans la 10e circonscription électorale où le parti du requérant a levé 2 sièges selon les chiffres de la Cour.
Par ailleurs, il convient de souligner que le parti Les Démocrates a déposé un autre recours pour avoir le compilé des résultats par arrondissement. Dans sa requête, il demande à la Cour d’ordonner à la Direction Générale des Élections de lui fournir les chiffres.
Pour rappel, selon les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle, le parti UP le Renouveau est arrivé en tête avec 53 députés, le Bloc Républicain en deuxième position avec 29,23% des suffrages exprimés et 28 députés. Le parti Les Démocrates, quant à lui, est arrivé en troisième position avec 24% et 28 députés.
LA RÉDACTION
Après les injections de la cour constitutionnelle, Mathys Adidjatou se met au pas
Après les injections de la cour constitutionnelle, Mathys Adidjatou se met au pas en réintégrant ceux qui avaient été recalés au concours des auditeurs de justice.
(Lire le communiqué)

Le parti « LES DÉMOCRATES » accélère l’ascenseur : 3e recours déposé
Le parti Les Démocrates à travers différents requérants, assistés des avocats du parti, vient de déposer son 3 ème recours en invalidation de sièges dans plusieurs circonstances électorales. Les recours ont été introduits à la cour constitutionnelle.
Déjà une première audience demain.
A SUIVRE…
Législatives 2023 et installation de la 9ème législature : Un inéluctable remaniement ministériel de Talon II se précise
Dans la tradition républicaine, quand bien même aucune disposition écrite ne l’édicte expressément, après de chaudes consultations électorales de type parlementaire, il est de coutume d’apporter du sang neuf à l’Exécutif. Au regard des résultats des élections législatives du 08 janvier dernier au Bénin, si la majorité présidentielle reste en place et que théoriquement, rien n’oblige Patrice Talon à remanier son équipe, il y a pourtant des éléments militant pour.
En effet, quand on se penche de manière précise sur la liste des 53 députés de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et des 28 du parti Bloc Républicain (BR), plusieurs ministres de l’actuel gouvernement de Talon II font partie des 109 nouveaux députés. Il s’agit notamment de Samou Adambi, Abdoulaye Bio Tchané, Jean-Michel Abimbola, Salimane Karimou et Hervé Hèhomey. Il faut préciser qu’outre Jean-Michel Abimbola qui est passé du BR à l’UP-R, les quatre autres sont du Bloc Républicain. Techniquement, cela les oblige à faire un choix, soit celui de rester dans l’équipe gouvernementale en place, soit de rallier le palais des Gouverneurs. Des deux choix, la facilité n’est d’ailleurs pas la même. Dans le cas de laisser le suppléant siéger à l’Assemblée Nationale, rien ne garantit d’être maintenu par la suite par le grand manitou de la Marina. Avec cette donne, le cas de figure le plus judicieux et moins périlleux serait de s’accorder un bail parlementaire de trois ans à Porto-Novo. Pour autant, le calibre de certains ministres élus parlementaires, comme le ministre d’État Abdoulaye Bio-Tchané et dans une moindre mesure, Samou Adambi et Hervé Hèhomey sont plus ou moins dans une posture de proximité et ou de rôle par rapport au président de la République qui donne à penser qu’ils sont partis pour rempiler. Par contre, les ministres comme Oswald Homéky, Raphaël Akotègnon, Yves Kouaro et Adam Soulé Zoumarou qui n’ont pas pu se faire élire doivent logiquement craindre d’être débarqués même si leur apport technique depuis l’avènement de la Rupture n’est plus trop à démontrer.
L’autre donnée essentielle qui pourrait décider Patrice Talon à donner de sang neuf à l’exécutif qui l’accompagne c’est l’effet de l’usure et de la saturation qui pourrait caractériser plusieurs ministres qui ayant été candidats ou non, ont déjà donné le meilleur d’eux-mêmes et qui ne sauraient raisonnablement plus casser le plafond de verre pour acquérir un nouvel élan. L’autre raison pour Patrice Talon de remanier se trouve certainement dans un aspect politique : préparer la fin du second mandat constitutionnel.
Il y a jusqu’ici beaucoup de partisans de la Rupture qui sont parmi les élus mais pas du rang des appelés nonobstant le décompte des années. Il y a donc fort à penser qu’une cure de jouvence pourrait être décidée par le locataire de la Marina qui détient toutefois et avant tout, les cartes du jeux…
LA RÉDACTION
Présidence de l’Assemblée Nationale 9e législature : Victor Topanou, le joker caché de Patrice Talon (L’intrus qui pourrait embrouiller les cartes)
Le 12 février prochain, la neuvième législature depuis l’avènement du renouveau démocratique va s’installer pour un mandat de trois ans. A sa tête, on devra installer un bureau dont la présidence est déjà l’objet de moults tractations et supputations. Entre l’hypothèse que le sortant Louis Gbehounou Vlavonou rempile ou que l’un des outsiders raffle la mise, chacun a son avis tranché.
De tous les schémas, des plus loufoques aux plus plausibles, un commence par faire son chemin et tient la corde au vu des bribes d’informations fuitant de certains milieux généralement bien informés. On pourrait en effet voir s’installer au perchoir de l’Assemblée Nationale, le professeur Victor Prudent Topanou, une fois de plus sorti de la manche de l’homme de la Rupture. On se souvient en effet que dans les semaines qui ont précédé la tenue des législatives, l’ancien ministre de Boni Yayi s’est vu propulsé comme tête de liste de l’Union Progressiste le Renouveau dans la sixième circonscription électorale aux yeux et à la barbe d’autres pointures plus attendues pour le job. Il s’en est d’ailleurs vaillamment sorti, sinon même avec brio, ramenant dans son escarcelle 5 sièges sur les 8 mis en jeu, finissant de faire mettre en sourdine les doutes et les raclements de gorge qui avaient succédé à sa désignation. Aussi,
se murmure t-il que l’homme de Kansounkpa non loin de Drabo a bien plus l’oreille du chef de l’État plus qu’il n’en a l’air et que cela pourrait se matérialiser une fois de plus, tant son calme placide allié à cette puissance intellectuelle lui donne un certain charisme. Une aisance et une élégance de tribun qui feraient facilement de lui, l’homme tout trouvé pour la fonction et qui peut être utile pour continuer à faire la passerelle pour les réformes en cours. Si en effet Patrice Talon, pendant que l’on reste dans la logique que le parti majoritaire contrôlera l’Assemblée Nationale,
cherchait un profil sans tambours ni trompettes et capable de bien maîtriser ses dossiers, alors le joker est comme tout trouvé.
LA RÉDACTION