Demande de retour au Parlement béninois : L’article 92 nouveau, l’épine au pied de Hêhomey



Depuis le lundi 17 avril dernier, le gouvernement du président Patrice Talon a enregistré des départs et des entrées. Après la polémique nourrie autour du limogeage du ministre Garde des sceaux, Séverin Quenum, le Chantre de la Rupture a fini par jeter le masque à travers un remaniement ministériel deux jours après la visite du président rwandais Paul Kagamé. À cet effet, trois ministres parmi lesquels il y a le désormais ancien ministre des transports, Hervé Hêhomey. Pour avoir été élu député lors des dernières élections législatives et démissionnaire avant l’installation de la neuvième législature, la polémique s’enfle.
Hervé Hêhomey va-t-il retrouver ou non son siège au Parlement ? Cette préoccupation se retrouve au cœur de plusieurs débats. Si certains soutiennent la possibilité pour l’homme d’Agonli de retourner au Parlement, d’autres n’en voient pas. À la clé de l’article 92 qui stipule que « tout député nommé à une fonction publique ou appelé à une mission nationale ou internationale, incompatible avec l’exercice de son mandat parlementaire, suspend d’office celui-ci. Sa suppléance cesse à sa demande. » En tant que ministre des transports, Hervé Hêhomey était dans une posture d’incompatibilité avec la fonction parlementaire. Ce qui justifierait sa lettre de démission au profit de son suppléant, Janvier Yahouédéhou. Une fois hors du gouvernement Talon, l’homme souhaite retrouver le siège dans lequel il n’a jamais été installé. Tous les regards sont alors tournés vers le juge constitutionnel pour fixer le cas de Hervé Hêhomey au regard de l’article 92 nouveau.

LA RÉDACTION

Supposée bavure policière sur un militaire sur ordre du Préfet Codjia : Voici la version des faits



Une altercation a opposé le jeudi 20 avril dernier des agents de la Police Républicaine à un soi disant Capitaine (les vérifications de son identité sont en cours) de l’armée béninoise. Un fait survenu à l’occasion d’une opération de libération de l’espace public à Abomey-Calavi avec comme protagoniste, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia. Si depuis lors, des interprétations tendancieuses de l’affaire se sont faites jour, votre journal a investigué sur le sujet afin que la lumière jaillisse à cet effet.
Les faits liés à la situation ont eu lieu dans la zone du pavé du complexe scolaire « Le Faucon » à Abomey-Calavi derrière la pharmacie Château d’eau. Il s’est agi pour le préfet de l’Atlantique de faire respecter le droit de passage des citoyens sur les trottoirs réservés aux piétons. Il n’est en effet plus un secret que nonobstant plusieurs opérations de déguerpissement des infrastructures encombrant le domaine public, des activités économiques continuent d’obstruer le domaine réservé aux piétons. Une anomalie qu’une fois encore, le représentant naturel du gouvernement dans le Département a tenu à régulariser pour permettre une libre circulation des usagers de la route, vœu très cher au Président Patrice Talon.
C’est justement au cours de cette opération qu’un incident confirmé par plusieurs sources est advenu. Il a opposé deux des policiers constituant le bras opérationnel de l’opération selon les diverses sources qui nous ont été données d’écouter. Le supposé Capitaine qui a fait office de victime selon les premières relations tendancieuses de l’incident aurait, de toutes évidences, manqué de self control par rapport à ses collègues subalternes qui ont pourtant fait preuve de tact et de professionnalisme dès lors que l’agent des forces de l’ordre s’est présenté à eux lorsqu’il s’est retrouvé dans le périmètre de l’opération. Entre collègues, la moindre des choses aurait sans doute été de se marquer les égards dus au rang des uns et des autres et de ne pas user de trafic d’influence sur fonds de menaces. Quoiqu’il en soit, les cris et autres menaces n’ont pas manqué de fuser, attirant l’attention du Préfet qui était de l’autre côté du trottoir avec d’autres agents impliqués dans l’opération républicaine. Accouru pour s’enquérir des faits et mettre fin à ce que l’on peut appeler malentendu, le préfet a tenté de raisonner le soi disant capitaine qui a manqué au préalable de présenter les honneurs à l’autorité selon les statuts qui régissent les forces armées béninoises.
Ni le langage courtois de l’autorité, ni son uniforme d’apparat qu’il arborait n’ont eu raison de la colère manifestée par le soi disant agent des forces de l’ordre. N’ayant plus d’autres recours que celui de faire respecter l’ordre et restaurer son autorité passablement baffouée, le préfet a alors demandé à ce que le soi disant capitaine et son véhicule soient arraisonnés et conduits au poste pour audition. Ce qui a eu le don de provoquer des supplications de ce dernier et publiquement à l’endroit du préfet, qui en homme de conciliation a donné le contre ordre aux agents de police afin de permettre que l’incident qui prenait une envergure peu souhaitable soit clos.
Mais ce qui est paradoxal, est que par la suite une version des faits a circulé dans le sens de ternir l’image du Préfet de l’Atlantique qui était dans ses prérogatives et en mission républicaine. Après une démarche vers le chef du quartier et de quelques personnes témoins de la situation, une équipe de notre rédaction s’est rapprochée de l’autorité préfectorale, Jean-Claude Codjia, afin d’avoir sa version des faits. Au delà du factuel qui est une chose, l’autre chose est la nécessité du respect de la hiérarchie et de l’autorité surtout quand elle est en mission et à fortiori dans une tenue qui permet de l’identifier formellement.
Dernière précision sur ce dossier, il faut noter que nous n’avons pas pu avoir accès au soi disant capitaine impliqué, mais nous sommes totalement ouverts à lui accorder à toutes fins utiles la parole pour donner librement sa version des faits, pour la manifestation de la vérité.

LA RÉDACTION

FORMATION EN ENTREPRENEURIAT : Aichatou SABOU KALIFA et l’ONG ASEVO-AMOUR outillent les enfants au bénéfice des congés de Pâques



Le mercredi 19 Avril 2023 s’est tenue sous la houlette de la Directrice Madame Aichatou SABOU KALIFA au siège de l’ONG ASEVO-AMOUR la remise d’attestation aux enfants ayant participé à la formation en entrepreneuriat.
En effet, insertion des jeunes et des femmes à l’entrepreneuriat a toujours été le leitmotiv de Madame Aichatou SABOU KALIFA et l’ONG ASEVO-AMOUR.
Ainsi en cette période de congés de Pâques, elle a avec ses pairs organisé une série de formation en agroalimentaire et cosmétiques à l’endroit des enfants.
Le but de cette initiative est de permettre aux enfants d’avoir dès le bas âge le goût à l’indépendance financière.
Démarrée le 10 Avril passée, la dite formation a connu son épilogue le mercredi 19 Avril par la remise d’attestation aux participants.
Les participants tout en joie ont promis faire bon usage des notions reçues.
Les parents quand à eux ont promis faire un bon suivie.
Dans une ambiance chaleureuse et conviviale chacun rentra chez lui et les regards tournées vers la prochaine édition.

LA RÉDACTION

Dernier tournant avant les examens scolaires : Les écoliers et élèves béninois retournent en classe



Au sortir des congés de Pâques et du mois de Ramadan, l’école béninoise qui était restée fermée rouvre de nouveau ses portes à compter de ce jeudi. Dans le calendrier scolaire et académique, c’était ainsi la dernière période de repos précédant les examens scolaires.
Il s’agit désormais de mettre les bouchées doubles pour les acteurs à divers niveaux pour s’armer comme cela se doit avant d’affronter cette période de l’année où la charge de travail en est à son summum, les examens étant en ligne de mire. On peut donc estimer que ce dernier break aura permis aux enseignants et aux apprenants des divers niveaux de l’éducation nationale de se requinquer avant l’assaut final. Bientot donc les travaux pratiques, les travaux dirigés et les cours de rattrapage
succèdront les uns aux autres pour permettre surtout aux futurs candidats de se présenter aguerris face aux épreuves qu’ils auront à subir.
Vive l’école, dirons nous tout simplement !

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Premières pluies diluviennes dans l’Alibori : Des producteurs de soja de Gogounou pleurent leurs récoltes avariées



Depuis hier, c’est la désolation dans les rangs de plusieurs producteurs de Soja de la commune de Gogounou. Ces derniers qui étaient en attente de vendre le soja qu’ils avaient stocké au magasin communal, ont eu la mauvaise surprise de voir l’habitacle inondé par les premières pluies diluviennes.
La crise du soja continue visiblement de faire des victimes dans le septentrion nonobstant la décision du président Talon de revaloriser le prix de la légumineuse devenue précieuse. Beaucoup de producteurs qui étaient dans l’optique de profiter de la spéciale opération de déstockage mise en place par le gouvernement ont apporté la récolte qu’ils avaient sur les bras à cause de la détermination des termes de l’échange, ont pensé pousser un ouf de soulagement.
Mais rien n’y fit, l’opération tardant et les produits en attente d’être enlevés s’accumulant, le magasin communal n’a pas pu contenir tout le soja destiné à la vente. Plusieurs dizaines de sacs ont ainsi été exposés aux intempéries mettant à mal la qualité de leur contenu. Quant aux propriétaires, c’est un nouveau drame qui les frappe ainsi , puisque la perte d’une grosse quantité de soja frappe à la porte avec son corollaire de gain escompté partant en fumée. Il ne leur reste plus que l’espoir de pouvoir sécher les produits en cours d’avarie, ce qui est une autre paire de manches. Les producteurs concernés, pour l’heure en appallent à la solidarité et à la promptitude de réaction des autorités à divers niveaux, pour les tirer de cette mauvaise fortune.

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Conservatoire Missionnaire Gospel Sensible Academie (CMGSA) : 7 étudiants au service de la musique chrétienne qualifiés


La musique étant jalouse, elle veut qu’on lui accorde assez de temps. Et c’est ce qu’ont fait ces étudiants en s’inscrivant il y a près de deux (02) ans et demi pour la plupart au Conservatoire Missionnaire GOSPEL SENSIBLE ACADÉMIE (CmGSA). En fin de formation et après une restitution publique, ils ont accédé ce samedi 8 avril 2023 au premier diplôme d’étude du Conservatoire Missionnaire GOSPEL SENSIBLE ACADÉMIE, ce diplôme (ou titre) qui s’appelle la QUALIFICATION GSA. La salle polyvalente du Centre Culturel Chinois de Cotonou a servi de cadre pour la manifestation.
Par Donatien Fernando SOWANOU
Visage serré pour certains, mine renfrognée pour d’autres et concentration maximale pour l’ensemble, on pouvait s’imaginer que c’était chaud dans leur tête. Démarré il y a deux (02) ans et demi, la formation à la QUALIFICATION GSA s’achève ce samedi matin, et l’heure était à la démonstration finale pour l’obtention d’un parchemin. L’évaluation finale de la QUALIFICATION GSA, édition 2023 a vu défiler devant un public amateur, sept (07) candidats. Ils ont été formés en tant que pianistes au maniement de l’harmonie musicale du GOSPEL avec implication du Jazz.
Pour y parvenir, le Conservatoire missionnaire Gospel sensible académie (CmGSA) leur a inculqué des valeurs propres à la carrière d’un bon musicien. Wilpac Léandre William AMEVI est Promoteur et Président dudit conservatoire. D’après lui, la QUALIFICATION GSA est un titre qui atteste des études basées sur 4 grands livres d’étude, et c’est le cas de ces étudiants qui ont suivi une étude de deux (02) ans et demi. « C’est un diplôme de musique instauré pour sanctionner des études basées sur de consistants documents au sein de notre école chrétienne de musique dénommée Conservatoire Missionnaire GOSPEL SENSIBLE ACADÉMIE (CmGSA) » renseigne-t-il lors de sa prise de parole, à l’endroit du public constitué par ailleurs de parents des candidats. Pour lui, il faut donc pour ce diplôme du CmGSA étudier 4 livres d’harmonie et de techniques musicales à savoir : Collection base Irréprochable livres 1 et 2, le livre PEDAGOGIE DE LA SALSA et le livre PLAN D’ÉTUDE GSA. » renchérit-il. (Voire la page Facebook Wilpac Gospel Sensible Académie pour en savoir plus à propos de la documentation GSA).
Les sept (07) candidats malgré le degré de stress ont réussi à impressionner le jury qui leur a exprimé un satisfecit total. Les Coachs Martial ELE et Josué DEGBELO (tous deux musiciens Certifiés GSA 2019 et 2021) ont été les évaluateurs, quoique Josué intervenait depuis la Côte d’ivoire via un appel vidéo. Tous deux, ils n’ont pas manqué de creuser le fond des notes jouées par les candidats en testant leur capacité à faire face à une harmonisation parfaite de n’importe quel chant.
Prenant la parole, Gamaliel FELIHO en représentant les récipiendaires a salué au nom de ses confrères  »la bravoure d’un homme qui lui seul porte un grand vœu, celui de révolutionner la musique du Bénin en créant des musiciens très outillés et très compétents afin d’influencer positivement les productions musicales du milieu GOSPEL en particulier, et du milieu musical en général, Wilpac Léandre William AMEVI pour ne pas le nommer. Nous remercions tous les coachs qui nous ont accompagnés depuis le début. » s’est-il réjouit.
Le tandem Dagbenagni Marc GODONOU – Olivier DEGBEGNI qui sont les parrains de l’événement ont salué la qualité du travail qu’abat toute l’équipe du Conservatoire. « Nous ne sommes pas des profanes. Nous sommes un pur produit de Gsa, les tous premiers élèves. Nous savons tout ce qui est fait. Je tiens à dire félicitations aux candidats. » a martelé Dagbenagni Marc Godonou.

Ouf de soulagement !

C’était le soulagement pour les étudiants mais aussi les parents et amis venus pour la circonstance. De son côté, Wilpac LWA a dit sa satisfaction mais reste néanmoins sur sa faim. « L’événement a eu lieu normalement. Mais c’est en même temps un nouveau défi de faire mieux prochainement. » s’est encouragé le coach AMEVI.

Le Président du Conservatoire a fini en remerciant certaines têtes d’affiches grâce à qui l’événement a tenu. Il s’agit de l’équipe d’organisation, les étudiants, les parrains Olivier Degbegni et Dagbenagni Marc Godonou, le journaliste Thanguy Agoi pour l’accompagnement au plan médiatique, Joël Adoyaton qui s’occupe de la production matérielle des documents GSA, et tous ceux grâce à qui le Conservatoire Missionnaire GOSPEL SENSIBLE ACADÉMIE fait son petit bonhomme de chemin de 2015 à ce jour.

LA RÉDACTION

Education sociale et financière des adolescents : L’ONG MAD forme des relais locaux à Abomey-Calavi


Pendant trois jours, du 12 au 14 Avril dernier, l’organisation non gouvernementale Monde Actions Durables a tenu une formation à l’endroit des ONGs et des facilitateurs locaux en vue de les envoyer sur le terrain pour assurer l’encadrement des adolescent(e)s en éducation sociale et financière. C’est dans le cadre de la mise en œuvre du projet ‘’Autonomisation des adolescents grâces aux compétences de vie et à l’éducation financière à travers le genre’’, porté au Bénin par la Société d’Inclusion Financière (SIF Groupe), et appuyé par Aflatoun international grâce au financement de la Loterie Nationale Néerlandaise. D’après Dr Eusèbe CAPO, Délégué de l’ONG MAD, Formateur en Education Sociale et Financière, « cette formation vient à la suite d’une première organisée en 2022 toujours à l’endroit des acteurs des organisations non gouvernementales et des facilitateurs internes de MAD, et vise à outiller ces derniers à la méthodologie d’apprentissage d’Aflateen 2.0. Cette deuxième formation a intéressée 13 participants venus de diverses organisations actives qui pourront accompagner MAD à atteindre les objectifs qui lui sont lui assignés dans le cadre des formations sur le projet».

Pendant 72 heures donc, les participant(e)s ont été formés sur les méthodologies d’animation d’Aflateen 2.0 (manuel d’apprentissage) qui leur permettront de tenir de bout en bout avec les adolescent(e)s les notions d’éducation sociale et financière de manière participative, basées sur les 7 piliers d’Aflateen. Le contenu enrichi du manuel d’apprentissage qui leur a été présenté leur permet d’apprendre à mieux tenir des animations publiques, à cerner de plus près les préoccupations des adolescents, à maitriser leurs réalités et façons de voir le monde et surtout à savoir les prendre en compte. Une belle expérience en somme, qui a produit des changements positifs dans le comportement au quotidien des participant(e)s eux-mêmes. Certains parmi eux se sont dits très pressés de vivre l’expérience sur le terrain alors que d’autres ont appris à gérer au mieux leurs propres ressources : « J’avais un réflexe très passionné avant. J’achetais toujours quelque chose dès que j’ai de l’argent. Il m’était impossible de ne rien acheter quand j’avais les sous. Parfois, j’achetais des choses banales et sans importances pour moi : du chocolat, des friandises ici ou autres. Avec cette formation, je viens d’apprendre qu’il n’est pas impérieux de dépenser ses sous. Il faut une planification et surtout, des objectifs bien précis autour de ses propres finances. Je crois que je vais les mettre en pratique pour avoir de l’argent continuellement plutôt que de tout dépenser à chaque fois et d’attendre d’en avoir d’autres » a témoigné la participante, Firmine Eloïse AYIKPON.

Le Gérant de SIF Groupe Armel ALLAVO s’est félicité de la participation assidue et de l’intérêt des points focaux et autres organisations relais ayant pris part à la formation. Après les avoir écoutés témoigner de la pertinence de la formation et de tout ce qu’ils ont pu apprendre, il leur a demandé d’en faire une bonne répercussion notamment sur la cible que sont les adolescents.

Inf’au Zénith.

Mise en place de la GDIZ de Glo Djigbé : Une route étriquée, un frein au projet



Dans le PAG 2 du gouvernement de la rupture, la mise en place du pôle économique et industriel de Glo Djigbé est assurément une pièce maîtresse. Mais comme l’enfer qui est pavé de bonnes intentions, le projet souffre en toute apparence en amont d’une carence congénitale qui risquerait de se révéler lorsque la vitesse de croisière du projet serait atteinte.
Si devant le domaine et dans ses encablures, il y a eu des aménagements routiers de faits, on peut trouver en effet que le verre est à moitié plein. Il eût été plus judicieux de reprendre carrément et concomitant la seconde partie de la double voie Akassato-Glo-djigbé qui jusqu’ici n’a qu’un seul côté de fonctionnel. Cette tare inexplicable causée à cette infrastructure routière lors de sa construction sous le régime Yayi au début des années 2000 doit être corrigée dare-dare. Il se peut que cela soit prévu pour être réalisé d’ici-là, mais si la réalisation ne se fait pas avant que la GDIZ n’en soit à sa vitesse de croisière, cette situation risque d’être un frein important au projet. La quantité de camion qui aurait à emprunter cette bretelle va, sans aucun doute, causer des engorgements dans la circulation, et provoquer par voie de conséquence des retards d’acheminement tant pour les matières premières que pour les livraisons. Le trafic civil ne serait d’ailleurs pas non plus épargné. Ce serait également l’occasion de régler définitivement le problème des nombreux accidents de la route que cause depuis des années, l’étroitesse de cette route cauchemardesque pour les nombreuses familles déjà endeuillées de son fait.

LA RÉDACTION

Inexécution d’une décision de la CRIET contre Kikissagbé alias KGB : Stéphane Safieddine s’en remet à Talon



Confronté à l’inexécution d’une décision de la CRIET contre Kikissagbé, Stéphane SAFIEDDINE s’en remet à Patrice Talon

Encore un dossier dans lequel le premier magistrat de la nation devra faire pencher le glaive de la justice du côté d’un homme lésé. Victime d’une escroquerie à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA, le citoyen français Stéphane SAFIEDDINE ne sait plus à quel saint se vouer. Seul recours face à un mur qui l’empêche d’être rétabli dans ses droits nonobstant un arrêt en bonne et due forme de la CRIET, il a choisi de mettre l’affaire sur la place publique par le biais d’une lettre adressée au chef de l’État béninois dont voici la teneur.

Monsieur Patrice TALON Président de la République du Bénin

Palais de la Marina

Avenue Jean-Paul II, Cotonou

République du Bénin

Paris, le 16 Avril 2023

Excellence, Monsieur le Président de la République,

La présente vous est adressée par une personne désespérée dont vous serez le secours, en Père de la Nation Béninoise et garant de l’indépendance et du bon fonctionnement de la justice.

Je viens en effet vous exprimer ma profonde détresse relative à l’inexécution, à ce jour, de

l’arrêt N°033/CRIET/2C.COR du 10 février 2020 rendu par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.

Mais préalablement, je me fais le devoir de vous remercier de garantir aux Béninois ainsi qu’aux étrangers, une bonne justice en matière d’infractions économiques et de cybercriminalité. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) en donne la preuve et a veillé à ce que justice me soit rendue par l’arrêt cité ci-dessus qui a reconnu l’escroquerie dont j’ai été victime de la part de Monsieur KIKISSAGBÉ Bernard (alias KGB) et d’autres complices, et les ont condamnés à me payer la somme totale de F CFA 5 378 847 400 dont j’ai été dépossédé.

Malheureusement, je peine sérieusement à faire exécuter cette décision. Alors que l’arrêt rappelé ci-dessus a prévu la vente des biens des condamnés listés, et que des notaires et commissaires-priseurs ont été désignés pour y procéder, et qu’enfin les titres de ces biens existent bel et bien aux greffes des juridictions béninoises, il s’est créé un blocage qui n’a pas permis de parvenir aux ventes jusqu’à ce jour.

La Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDCB) que j’ai interrogé à plusieurs reprises m’explique qu’il n’a pas encore été procédé à ces ventes et me rassure que je serai désintéressé lorsqu’elles seront effectuées, sans aucune précision de délai.

Or, je dois faire face quotidiennement à des pressions, menaces et même à la violation de l’intégrité physique de mes proches (surtout au Liban) par mes créanciers qui insistent pour avoir paiement immédiat des sommes dont je suis resté leur débiteur pour avoir été victime de Monsieur KIKISSAGBÉ Bernard et ses complices.

Aujourd’hui, je ne peux que m’en remettre à votre autorité, chef de l’administration, qui êtes encore en mesure de donner telles instructions qu’il appartiendra aux fins d’un dénouement rapide de cette situation. Les greffes des juridictions, la Caisse des Dépôts et Consignations et tous les organismes compétents pourraient être relancés par vos instructions.

Par ailleurs, je tiens à dire que je suis rassuré, en vous saisissant, de ne pas subir de représailles de la part des fonctionnaires de l’Administration comme cela a pu être le cas par le passé. J’ai noté, à l’occasion de ma comparution à l’audience, combien la justice béninoise est disposée à protéger les victimes, même si les individus, et notamment Monsieur KIKISSAGBE et ses complices ont pu me mener la vie dure.

En me remettant à votre Autorité, Je vous prie de recevoir, à travers ces lignes, Excellence, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Stéphane SAFIEDDINE

« Séverin Quenum toujours garde des sceaux…, » mais possible partant : Patrice Talon expose implicitement l’existence d’un malaise


La polémique a enflé toute la fin de semaine dernière quant à la situation réelle du ministre de la justice, Garde des sceaux, Séverin Quenum. La sortie du Secrétaire Général adjoint et Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji loin d’avoir éclairé une fois pour de bon la lanterne des Béninois, est restée dans la demi-mesure. On attendait une voix plus autorisée, elle n’a pas tardé à venir, mais jusque-là le mystère demeure.
Au bénéfice de la visite officielle de son homologue Paul Kagamé, le président de la République est revenu en effet sur la question. Qui de mieux autorisé pour maîtriser la situation des ministres en place au gouvernement, si ce n’est celui qui les a nommé même ? On espérait bien que le sujet qui a fait les choux gras de la presse juste après le Conseil des ministres de mercredi 12 avril dernier connaîtrait son épilogue. Si dans ses déclarations, le Chef de l’État Patrice Talon a semblé affirmer que le ministre Séverin Quenum est toujours en place et dans ses fonctions, il n’a pas manqué de lâcher un bout de phrase qui peut être porteur d’autres éventualités à venir. « Cela peut changer ce soir, ou demain » a-t-il en effet laissé entendre, une petite phrase qui semble être la suite logique du fameux « on ne change pas une équipe qui gagne… » et qui a jeté le froid dans certaines officines politiques où on espérait l’injection du sang neuf dans la machine gouvernementale. A prendre au premier niveau les mots du Chef de l’État, c’est qu’il a juste réaffirmé son omnipotence et son pouvoir de décision de disposer du séjour de n’importe lequel des membres de son gouvernement. Mais au delà de ce postulat somme toute logique, il y a comme l’expression d’une évolution des lignes dans le paradigme politique du Chef de l’État. Il n’y a donc plus forcément de blanc-seing à distribuer quel que soit le niveau de proximité ou de satisfaction attribuée à un collaborateur. Spécifique en ce qui concerne le titulaire du strapontin de la justice, c’est comme si l’on se retrouvait finalement dans une situation attentiste, mais jusqu’à quand et en fonction de quels éléments ? Bien malin serait l’observateur ou analyste politique qui entrerait à coup sûr dans les méandres de la réflexion de Patrice Talon. Une chose est pourtant certaine, le président béninois avec l’inauguration de l’ère des « petites phrases » lâchées par couches successives, semble avoir adopté la réal politique, il faut donc se faire à cette mutation qui se déroule sous nos yeux.

LA RÉDACTION

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