La géopolitique africaine affiche une constante bien particulière qui semble revenir à la mode ces dernières années. Il s’agit de cette tendance à vouloir à tout prix garder le pouvoir après l’accomplissement de mandats électifs conquis légalement.
Le dernier cas en date donne véritablement à réfléchir et à se demander quel est l’origine de cette mouche qui pique sans coup férir les présidents africains. Le Sénégal est lui même en effet pris dans la tourmente avec des manœuvres faites par le président Macky Sall qui s’est donné comme projet celui de faire reporter sine die les élections présidentielles qui devaient lui designer un successeur. Ce qui de fait rallonge son mandat, lui qui après deux quinquennats avait pourtant promis se retirer et a d’ailleurs désigné déjà un dauphin qui devait porter la bannière de son Wade qui avait également mis tout en œuvre pour s’accrocher avant d’être balayé par le vent du SOPI. Des cas similaires ont connu un épilogue douloureux et cela n’est un secret pour personne. Les cas Alpha Condé et Ali Bongo pour ne citer qu’eux sont encore vivaces dans les esprits et devraient dissuader les uns et les autres à s’engager sur cette voie et ainsi ouvrir une boîte de Pandore sur leur pays. L’Afrique est à une ère où elle a besoin plus que jamais de stabilité pour amorcer enfin la marche vers le développement auquel aspire toute nation. Il urge donc que son intelligentsia trouve le mécanisme pour éviter que des apprentis sorciers jouent au pyromane à la tête de leur pays. Un pays locomotive en Afrique de l’Ouest comme le Sénégal ne doit à aucun prix se retrouver dans une spirale crisogène par le seul ego surdimensionné d’un homme qui n’a pas compris que son heure de gloire est passée.
LA RÉDACTION
Syndrome de fin de mandat : Quelle mouche pique les chefs d’État africains ?