En 2026, les Béninois seront aux urnes pour entre autres élire leur président de la République au sortir de dix ans de règne du président actuel Patrice Talon. A quelques encablures de cette échéance électorale cruciale, bien malin qui pourrait deviner l’issue de cette élection qui est un point d’orgue dans l’agenda des principales formations politiques qu’elles soient de l’opposition ou de la mouvance présidentielle.
On est en effet dans un épais brouillard et un profond calme qui pourtant n’annoncent pas forcément un long fleuve tranquille. Dans le camp des partis politiques de l’obédience de la Rupture, la nuit des longs couteaux se prépare et ce ne sera sans doute pas un combat à fleurets mouchetés.D’ailleurs les protagonistes probables se regardent en chiens de faïence, certains essaient d’ailleurs d’occuper par partisans interposés le terrain de manière à s’attirer l’attention de celui dont le choix du dauphin est pour le moment une énigme. Il faut également envisager loin d’un scénario de politique fiction quand bien même Patrice Talon a eu plusieurs occasions d’annoncer son retrait à l’issue de ses deux quinquennats, de vouloir rempiler pour éviter une guerre fratricide entre ses lieutenants. Cette option peut prendre de l’épaisseur surtout en fonction du choix du représentant du parti d’opposition que constitue » Les Démocrates ». Ces derniers ne sont d’ailleurs pas non plus à l’abri d’éventuels frictions internes liées à la désignation du porte étendard du parti. Cette lutte intestine a de fortes chances de subvenir avec la probabilité que Reckya Madougou et Joël Aïvo restent derrière les barreaux et donc forclos pour les présidentielles de 2026. De grosses pointures telles que Éric Houndété, Noureini Atchadé pour ne citer qu’eux pourraient être amenés à tenter de leur chance dans la quête d’un destin presidentiel, un combat de gladiateurs qui sera forcément arbitré par le président et leader charismatique du parti,Thomas Boni Yayi. Dans tous les cas de figure, dans un camp comme dans l’autre, 2026 laissera des traces et le risque d’implosion est grand au sein des grands partis politiques. L’autre défi pour le pays est d’arriver également à organiser des élections transparentes et pacifiques sans contestation quelqu’en soit l’issue, ce qui est une autre paire de manches.
LA RÉDACTION
Présidentielles 2026 : Le virage qui s’annonce tumultueux…