Le weekend dernier était un rendez vous majeur pour les populations autochtones d’Akassato qui devraient être en fête autour de leur patrimoine culturel et leur vivre ensemble. L’evénement d’Akassatoxwé n’aura finalement pas eu lieu. Le veto du préfet vient ainsi mettre fin à une situation qui allait vers l’escalade et risquait de dégénérer.
Pourtant une dernière séance de conciliation a été initiée par l’autorité préfectorale autour de laquelle se sont retrouvés à la mairie d’Abomey-Calavi samedi après midi tous les protagonistes. Après plusieurs discussions préalables qui n’ont pas abouti, Jean Claude Codjia au vu des informations qui lui étaient parvenues et qui laissaient deviner de potentiels troubles publics, a dans un premier temps sursis à la tenue de la fête identitaire objet de contreverse.
On se souvient dans le dossier en effet que lundi dernier à l’arrondissement d’Akassato une réunion préparatoire a failli se solder en pugilat, tant les tensions étaient vives et exacerbées.
Pourtant, une rencontre de la dernière chance a été initiée et n’aura pas permis de mettre sous éteignoir le début d’incandescence dans la situation, les uns et les autres ont préféré au mépris de l’intérêt général, rester sur leurs positions. Cela a abouti tout simplement à la confirmation de l’arrêté de suspension pris antan par le préfet qui en tant que garant de l’ordre et de la sécurité dans le département de l’Atlantique, ne pouvait laisser la fête d’Akassatoxwé devenir un lieu de pugilat et d’invectives.Terminus donc, tout le monde descend. Toujours dans l’optique de sauver les meubles, le numéro 1 du département de l’Atlantique a convié les protagonistes à allumer le calumet de la paix et dégager une nouvelle date.
*Quid du désaccord*
Le noeud même de la bisbille entre les fils et filles d’Akassato impliqués dans la tenue de la fête identitaire est ni plus ni moins la question du parrainage de la fête. Les uns et les autres reprochent au comité d’organisation qui s’en défend vaille que vaille d’avoir laissé le patronage de la fête à des personnalités qui ne seraient pas des autochtones à part entière d’Akassato, laissant sur le carreau ceux qui estiment à tort ou à raison leur position de prééminence naturelle qui leur accorde de figurer à juste titre au nombre des parrains. L’ autre pierre d’achoppement est également le fait que les trois parrains désignés, soient Christophe Aïssi chef de l’arrondissement de Zinvié, Jeanne Assoclé dite Fouka Fouka de Glo Djigbé suppléante de la député titulaire Edmonde Fonton et Augustin Kégbo chef de l’arrondissement d’Akassato sont tous de même formation politique qu’est l’UPR. Ce qui bien évidemment exclue les autres sensibilités politiques et même la député titulaire Edmonde Fonton dont les partisans estiment qu’elle devrait être logiquement de la liste des parrains.
*Les perspectives*
Il apparaît clairement que cette situation de pourrissement sur fond de guéguerre politique autour d’une fête qui se voulait conviviale n’arrange quasiment personne à part les pyromanes souterrains dans le dossier. Il urge donc de retourner à la table de négociation et de trouver au plus tôt une porte de sortie qui permette à la fête de se tenir dans l’allégresse et le calme qui doivent prévaloir. Il faut donc continuer la méditation et que les protagonistes lâchent du lest et reviennent à la raison chacun de son côté si tant est-il que le développement tant prôné est leur cheval de bataille.
LA RÉDACTION
Suspension de la fête identitaire Akassatoxwé : Le préfet Jean Claude Codjia prend ses responsabilités et évite le trouble à l’ordre public