Sous la Rupture qui prône le hautement social, c’est vraiment incompréhensible qu’un projet qui emploie 700 jeunes, affame ces derniers depuis dix (10) mois. La patience ayant des limites, les jeunes ont décidé de crier Haro sur le baudet et de se faire entendre du président Patrice Talon. La situation sociale qui résulte de ce qui se passe mérite le détour.
Le programme alimentaire mondial a joué son rôle en collaboration avec le Secrétariat du conseil national pour l’alimentation SP-CAN, mais les agents qui sont sous la houlette des organisations non gouvernementales (ONG) agissant dans le secteur sont pour leur part sur le carreau et apparemment leur situation n’inquiète personne, autrement elle n’en serait pas aux cris de misère qui atterrissent dans les rédactions des organes de presse béninoise.
Il y a que les ministères concernés et le SP-CAN doivent mettre en place le processus le plus urgent possible pour que ces jeunes pères et mères de famille qui, ironie du sort, ont travaillé pour lutter contre la faim dans nos contrées et qui subissent par contre avec force violence, les effets lancinants du phénomène pour lequel ils ont déployé leur énergie et leur volonté à combattre, aient gain de cause.
La situation a trop duré et ne saurait perdurer, ni être sujet aux atermoiements qu’on note de la part de toutes les structures impliquées dans le dossier.
LA RÉDACTION