Présidentielles de 2026 : BR et LD face aux défis du <<régionalisme>>



Les échéances électorales de 2026 sont déjà une préoccupation majeure dans les états majors des différents partis politiques qu’ils soient de l’obédience présidentielle ou de l’opposition. Le Bloc Républicain de Bio-Tchané et le parti « Les Démocrates » de Boni Yayi seront à l’occasion de ce grand rendez-vous du calendrier politique béninois face à une préoccupation toute particulière.
Cette dernière sera d’ailleurs le métronome qui donnera le ton quant à l’avenir à moyen et à long terme de ces deux grandes formations politiques. Il s’agira en effet de la question de la représentativité nationale, et plus précisément la provenance socio-ethnique des candidats que présenteront ces deux partis aux élections présidentielles. La réalité politique d’une nation encore naissante comme le Bénin est que le facteur ethnique continue d’être un élément de taille pour tout candidat notamment à la magistrature suprême. De manière pratique, si du côté des Démocrates, Reckya Madougou et Joël Aïvo sont hors du coup tant qu’ils seront en détention, les options Éric Houndété et Nouréni Atchadé pour ne citer qu’eux seront une sacrée bataille à l’interne. L’un ou l’autre des choix aura des répercussions sur la conquête des suffrages dans les régions en fonction du phénomène du fils du terroir.
Il en est ainsi dans le cas du Bloc Républicain également où l’on sera sans doute tenté de proposer un duo conduit par un candidat provenant du septentrion, Abdoulaye Bio-Tchané sera sans doute dans cette optique, ne serait-ce que pour donner le change au parti siamois, Union Progressiste le Renouveau qui a moins de problème d’autant que dans ses rangs, les villes septentrionales ne sont pas trop leur bastion. La preuve de cela se trouve dans les résultats des dernières élections législatives où on a pu constater que l’Union Progressiste le Renouveau a pu tenir le haut du pavé dans le méridional du Bénin, laissant le parti « Les Démocrates » et le Bloc Républicain se partager les autres contrées du pays. Pour autant l’option d’un présidentiable originaire du septentrion ne sera pas forcément une évidence puisque d’autres options seront également à la table des discussions au gré des intérêts et de la clairvoyance politique des uns et des autres.
Le choix des candidats ne manquera donc pas de décider de la pérennité de ces partis politiques dans l’après Talon. En cela, il va donc falloir résoudre cette épineuse question aux relents ethniques sans pour autant verser dans un régionalisme de mauvais aloi.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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