La cité des kobourous n’a plus de deuxième personnalité au sein de son conseil municipal depuis plusieurs mois déjà. Une situation anachronique qui n’est pas véritablement la meilleure dans une administration d’une telle envergure. Il est sans aucun doute temps que ce hiatus soit corrigé pour la bonne marche des choses.
Certes depuis la nouvelle réforme de l’administration territoriale qui a créé les conseils de supervision, les maires et leurs adjoints ont moins de charge qu’auparavant, mais pour autant un premier adjoint quoiqu’on dise est nécessaire dans une des plus grandes villes du Bénin. Il est normal que depuis que l’ancien titulaire du poste de premier adjoint Charles Toko élu comme député a choisi de siéger au parlement plutôt que d’y laisser aller son suppléant, ce qui est son droit, que célérité soit faite pour pourvoir à son poste. Ce qui est étonnant dans le cas d’espèce c’est que son suppléant comme conseiller communal, Mikaila Nouhoun est déjà entré en fonction depuis belle lurette, ce qui normalement aurait dû faciliter les choses.
Malheureusement , les calculs politiques incompréhensibles ont pris le pas sur toute autre cause et laisse perdurer la situation qu’on déplore jusqu’à présent. Le préfet Djibril Maman et le ministre Raphaël Akotegnon doivent pouvoir siffler la fin de la récréation pour qu’enfin on sorte de cette impasse qui ne dit pas son nom et qui est certainement un record de poste non attribué dans l’histoire de la décentralisation au Bénin. Encore un travers du dispositif légal qu’il va falloir résoudre dans les prochaines réformes.
LA RÉDACTION
Municipalité de Parakou : La mairie sans 1er adjoint depuis 9 mois • Des dysfonctionnements à corriger