A côté des filières classiques comme le coton, l’ananas, le palmier à huile et le céréalier entre autres, il existe une transformation de la noix de karité. Mais celle-ci est largement tributaire du ramassage traditionnel. Ce qui en fait un handicap pour atteindre des volumes importants.
Tel n’est pas le cas au Burkina Faso voisin qui a réussi à force de vision prospective et de recherches à faire un pas très intéressant dans le chemin de l’innovation. Il a été en effet réussi la prouesse de produire en pépinière et transplanter ensuite le karité qui jusqu’ici ne poussait qu’à l’état sauvage. Une avancée notable qui ouvre ainsi de nouvelles perspectives économiques d’autant que le beurre qui résulte de la noix de karité est largement utilisé dans le cosmétique et également dans l’alimentation notamment humaine en tant qu’huile d’origine végétale. Une manne et une plus value importante sans doute pour un pays qui comme le Bénin s’est inscrit dans la perspective de la diversification des filières agricoles et d’exportation. Le Bénin ne pourrait que gagner à aller à une telle école dans une coopération sud sud qui devrait faciliter les choses afin de dupliquer et pourquoi pas améliorer cette technologie à moindre coût. Cela aurait d’ailleurs d’importantes retombées économiques mais aussi environnementales puisque la culture extensive sur des décennies du coton a largement entamé l’effectif de cette plante dans le septentrion béninois où elle est endémique au Bénin, cette zone faisant partie de la ceinture sahélienne.
Saliou BAGUIRI.
