Transport hors norme de bidons vides par les motos à 2 roues : Un danger permanent…



Que l’on le veuille ou non, l’économie béninoise est en grande partie marquée par une certaine prééminence de l’informel et de ses trafics comme le commerce de l’essence de contrebande. Ce commerce illégal mais plus ou moins toléré par les pouvoirs publics tant que les forces de sécurité n’arraisonnnent pas une cargaison, créent de prime abord d’autres nuisances dans la circulation routière, une chose à laquelle et police et direction des transports terrestres doivent veiller désormais .
En effet, des sources d’approvisionnement au passage par les pistes clandestines , jusqu’à la distribution au niveau des détaillants, un problème se pose. Il s’agit du problème du conditionnement et du transport de ce produit. Rien qui se fasse en fait dans les normes à telle enseigne qu’il n’est pas rare qu’à des heures de pointe, que les citoyens béninois qui ont le devoir et l’obligation de vaquer à leurs activités ne soient amenés à faire des pieds et des mains pour se frayer un passage dans les files déjà bondées de nos axes routiers. Ces derniers sont pris comme des boulevards privés par des motocyclistes qui n’ont même pas la possibilité de regarder dans leur rétroviseurs pour faire leurs manœuvres tant la taille des bidons vides qu’ils transportent dans l’optique d’aller se ravitailler sont hors gabarit et ne manquent de causer des accidents.
Il ne pouvait en être autrement quand on se rend compte de l’excès de vitesse auquel ces automobilistes roulent comme dans la série  » fast ans furious ». D’ailleurs, on sait quelle a été la fin tragique de l’acteur Paul Walker dans cette saga qui malheureusement se joue au quotidien sur nos routes. Le hic est que la police n’y peut rien tant que les bidons quoique vide et créant des problèmes aux usagers de nos routes ne sont pas encore chargés. A priori, sans transport de substances illicites comme l’essence de contrebande, pas de contravention, ni de fourrière, encore moins d’arrestation de contrevenants, pour autant ces individus qui n’ont même pas la possibilité pour la plupart de jeter un coup d’œil rétrospectif à leur suite sont un problème tant ils rendent la conduite difficile dans une métropole bondée comme Cotonou par exemple .Les motocyclistes déjà astreints de manière légale à se cantonner à la piste cyclable, doivent encore faire en sorte de ne pas se retrouver dans le sillage difficile de ces messieurs aux bidons jaunes entassés comme dans des monticules sans,véritables engins de la mort.
Il est clair que cela ne saurait continuer, il faut que ces personnes soient arraisonnées ou acceptent de suivre la norme et respectent le droit à la sécurité des autres usagers. C’est le moindre qu’on puisse leur demander.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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