Prise du décret sur le chef de file de l’opposition : La prochaine exigence de Yayi au régime Talon



Le congrès de Parakou rangé dans les tiroirs de l’histoire, les militants du parti « Les Démocrates » peuvent désormais passer à autre chose. En effet, des résolutions ont été prises et devront servir de feuille de route pour la troupe de Yayi Boni qui cela n’aura échappé à personne, est celui qui tient la barre. Justement, ce nouveau statut de l’ancien président au sein de sa formation politique a également des répercussions sur la scène politique béninoise et on peut s’attendre à ce que l’une d’elle cristallise très vite les débats.
En effet, de fait étant à la tête de la formation la plus représentative de l’opposition au gouvernement de la Rupture, Yayi Boni devient sans contestation possible le chef de file de celle-ci. En réclamer le statut devient donc plus qu’une évidence et on peut imaginer qu’il ne s’en prive pas si tant est il que le chef de l’État ne se montrait éventuellement pas pressé d’en signer le décret. On semble d’ailleurs inexorablement s’avancer vers ce scénario écrit d’avance d’autant que l’actuel maître du palais de la Marina ne s’est pas montré jusqu’ici pressé de prendre les actes juridiques subséquents pour permettre à l’ancien président du parti des démocrates de s’installer dans ses atours de chef de file de l’opposition au lendemain des élections législatives de janvier 2023. A moins donc de sortir un atout de son jeu pour couper de manière imprévisible sous le pied de Boni Yayi, Patrice Talon jouera encore la montre un moment pour obliger son alter égo à sortir le bout du nez pour avancer ses cartes le premier. On ne serait donc pas surpris de voir l’ancien président de la BOAD à côté de la plateforme classique de revendication de son parti : libération des prisonniers politiques, retour des exilés, tenue d’un dialogue national inclusif… réclamer la prise du décret installant le chef de file de l’opposition dans ses attributions. Comme on le dit au casino « faites vos jeux, plus rien ne va ». Les premières escarmouches pour l’échéance de 2026, c’est pour bientôt.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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