Démission du ministre Oswald Homeky : Le début d’un cycle de fin de mandat ?



L’information qui s’était répandue telle une traînée de poudre en fin de semaine est désormais officielle. La démission du désormais ex ministre des sports du gouvernement de Patrice Talon oblige non seulement à un remaniement ministériel à minima mais amène aussi à envisager les choses sous l’angle d’une première d’une probable série.
En effet, en politique, aucun événement n’est anodin et celui-ci encore moins. On ne pouvait il y a encore quelques jours envisager qu’un fidèle et très proche du cercle présidentiel comme Oswald Homeky puisse quitter le navire dans un délai où les prochaines échéances électorales sont encore plus ou moins lointaines. Quelques soient les raisons de cette démission ( beaucoup de choses se disent à ce propos), il y a lieu de se demander si d’autres du même genre ne vont pas suivre au fur et à mesure qu’on approcherait de la fin du deuxième quinquennat de Patrice Talon ? On pourrait en se référant à l’histoire politique récente du Bénin démocratique affirmer que d’ici 2026, outre des démission surprenantes, des changements de cap politiques pourraient se produire dans le landerneau politique Béninois. C’est peut-être l’opposition actuelle qui aurait à se frotter les mains, du fait du ralliement de  » Rupturiens » , notamment ceux qui ont longtemps patienté dans les starting-blocks dans l’espérance d’un strapontin quelconque qui au final ne serait jamais venu.
Une recomposition politique est inéluctable, puisque comme annoncé Patrice Talon n’étant pas dans la posture de se succéder à lui-même, chaque acteur politique de son camp aurait comme préoccupation essentielle de se repositionner pour les années à venir. Des blocs politiques vont sans doute vers la fin de l’année prochaine et début 2025 surtout commencer à se mettre en place sans crainte d’un recadrage de Patrice Talon dont le leadership ne serait plus forcément un sauf conduit dont on aurait besoin pour s’afficher ou se démarquer politiquement. On se souvient encore de cette phrase de Barthélémy kassa << Si Yayi dit d’aller à gauche, nous irons à gauche, si Yayi dit d’aller à droite, nous irons à droite>> et ce n’est pas le  » professeur titulaire de chaire politique » Rachidi Gbadamassi qui aurait besoin de donner des cours magistraux à des  » adolescents politiques  » qui n’hésiteraient plus à s’enhardir quitte à mordre la main à qui les a nourrit jusque là.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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