Crise au Niger/Coups de force en Afrique : Les thérapies du Dr Mansourou Radji



Du haut de ses expériences en relation internationale, le Béninois vivant en Angleterre, Docteur Mansourou Radji, était l’invité de l’émission « Zone Franche » de Canal 3. Il s’était prononcé sur la crise au Niger et les coups de force répétés en Afrique. Face à la décision de la CEDEAO à l’endroit du pays Niger, il a donné quelques voies de soulagement. Au regard des voix discordantes au sein de la communauté, Dr Mansourou Radji estime que le pays présidé par Patrice Talon a juste fait l’option de se conformer aux dispositions de la CEDEAO en sa qualité de membre. Ce qui ne saurait être perçu comme un péché commis. Et à l’endroit de ceux qui affirment que le Bénin est pas en guerre contre le Niger, il soutient que ce n’est pas du tout le cas. Bien qu’en saluant le dynamisme de la diplomatie béninoise, Dr Mansourou Radji souhaite tout de même que, pour le soulagement de l’économie nationale et pour le bon voisinage, les autorités prennent la décision de rouvrir les frontières histoire de limiter les dégats. Pour l’invité de l’émission « Zone Franche » de ce dimanche 1er octobre 2023, le Bénin doit privilégier ses intérêts dans cette situation qui prévaut.

« Nous dégageons la France et après? »

Au sujet des coups de force en Afrique, Dr Mansourou Radji est loin de saluer cette façon de prendre le pouvoir. Il pense que la faute est à la fois aux institutions qui ne sont pas fortes et l’inactivité de la CEDEAO face aux Chefs d’Etat qui revisent leurs constitutions pour s’éterniser au pouvoir. Les constitutionnalistes éclairés encouragent les politiciens assoiffés du pouvoir. Aussi, suggère-il que la CEDEAO doit être un peu plus ferme dans ses décisions pour le respect de la communauté. Dr Mansourou Radji se demande enfin ce qui adviendrait après avoir dégagé la France. Comme thérapies face à ces nombreuses crises politiques sur le continent, il souhaite que les institutions soient fortes et que la CEDEAO sorte de son mutisme face aux présidents qui révisent les constitutions de leurs pays pour quatre ou cinq mandats.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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