Devant des politiciens calculateurs et soucieux de garder leur électorat Le préfet Codjia prend ses responsabilités • Les abords des voies publiques ne sont pas des lieux de ventes• Abomey-Calavi est une ville très présente dans le cœur de Patrice Talon



L’opération de déguerpissement des abords des principales artères publiques dans la commune d’Abomey-Calavi est en cours depuis quelques jours. Une opération menée et supervisée par l’autorité départementale sans doute instruite par sa hiérarchie et qui se déroule sans grands heurts quand bien même on enregistre quelques grincements de dents et des tentatives d’interprétation politique.
Aux antipodes de toute considération politique, la libération de l’espace publique est une nécessité et qui est une exigence de développement. En effet, il s’agit de rétablir la légalité dans un premier temps puisque l’installation dans le domaine public est bien régie et encadrée par des dispositions légales en la matière. C’est donc clair que ceux qui s’y installent nonobstant les précédentes opérations savent bien qu’ils sont en porte à faux avec la loi. Le prétexte économique de la recherche de lieux de vente n’est donc pas valable, puisque nécessité ne fait pas loi dans ce cas.
Au delà, il faut comprendre que nos grandes villes et particulièrement Abomey-Calavi qui est une commune à statut particulier, mérite d’afficher également un visage moderne et non celui d’un marché à ciel ouvert qui ne sied plus à une telle mégapole qui constitue qu’on le veuille ou non une vitrine de notre pays.
La seule chose qu’on pourrait demander au préfet Codjia c’est de prendre toutes les dispositions pour que des bavures ne soient pas commises à l’occasion de celle-ci et il s’y emploie. Il s’agit en effet de savoir user de management face à des citoyens qui dans leur position ne comprendraient pas forcément le bien fondé de cette opération. Mais en même temps quand on connaît la rigueur et la méticulosité du premier citoyen du département de l’Atlantique, on peut sans doute mettre ses craintes de côté et attendre que les choses aillent pour le mieux avec le moins de grincements de dents possibles. Mais revenait-il au Préfet de le faire ? La question reste suspendue car certaines langues diront tout simplement que cela est du ressort des mairies. Mais que peut l’autorité préfectorale si les élus locaux et communaux abdiquent pour la simple raison de ne pas offusquer leurs mandants ?
Dossier à suivre…

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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