Enlisement dans le dossier Stéphane Safieddine contre KGB : Qui travaille en sourdine pour décrédibiliser la CRIET ?



Condamné par la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme pour faits d’escroquerie envers le citoyen français Stéphane safieddine depuis plusieurs mois, Kikissagbé Godonou Bernard peut jusqu’à présent continuer à narguer la justice. Et pour cause, la victime n’a pas encore pu rentrer dans ses droits bien que la justice ait ordonné la réalisation de certains de ses biens, visiblement du dilatoire est en marche dans ce dossier. De toutes évidences, c’est l’intervention du premier magistrat du Bénin, Patrice Talon qui pourra faire évoluer positivement ce dossier.
On constate en effet que l’ordonnance de la CRIET est loin d’avoir été réellement exécutée dans les faits bien que la partie plaignante ait formulé depuis mai dernier des demandes en vue de relancer la décision de justice. Aucune suite satisfaisante jusqu’ici. On se rappelle que la CRIET avait rendu un arrêt en date du 10 février 2020 qui condamnait le sieur KIKISSAGBE Godonou Bernard à payer solidairement avec ses complices la somme de Cinq milliards, trois cent soixante-dix-huit millions huit cent quarante-sept mille à Stéphane safieddine et Michel Lucio.
La réalité des faits actuels démontre selon les informations reçues de sources généralement bien introduites, que les immeubles dont la vente devrait permettre à Stéphane Safieddine de recouvrer son avoir distrait du fait de KGB, n’est pas faite jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse. Bien que la caisse de consignation et de dépôt ait été activée dans ce dossier, les notaires n’ont pas pu disposer des titres des immeubles les plus importants du patrimoine de KGB, seuls des biens insignifiants par leur valeur au vu des dommages subis estimés à plusieurs milliards, ont pu être récupérés. On ne peut dès lors, s’empêcher d’imaginer que la disparition de pièces essentielles du dossier au greffe ait été orchestrée par une main invisible. Puisqu’un état des lieux existe à cet effet, il eut été normal que la demande d’enquête des conseils de Safieddine ait été satisfaite pour tirer au clair cet aspect des choses. Mais nenni, rien n’y fit, une fois encore.
Ces atermoiements dans ce dossier ne concourent de toute évidence pas à permettre que les efforts de la CRIET et de tout l’appareil judiciaire Béninois permettent que toute personne victime de délits prouvés puisse prétendre avoir juste réparation. C’est un crédo du régime de la Rupture de rendre justice à tous sur le même pied d’égalité au nom du principe de l’équité et dans ce cas précis du principe d’universalité et des droits de l’homme. Il urge que le gouvernement et subséquemment le président de la République premier magistrat de la nation et garant à cet titre de l’indépendance actionne les bons rouages de la justice pour remettre les choses en place dans ce dossier qui ne grandit pas l’image de marque de notre pays passablement écornée dans cette affaire qui a trop duré. Il est clair que les responsabilités doivent être situées quant aux manœuvres malsaines qui empêchent qu’une personne pourtant lésée puisqu’ayant subi de graves préjudices liés à une infraction commise par un citoyen béninois soit enfin dédommagée et puisse faire face à ses obligations envers ses créances.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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