À l’ère de la conservation de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique, l’usage du gaz domestique est un leitmotiv pour les ménages béninois. Face à un produit d’aussi grande consommation, les prix ont grimpé depuis quelques semaines au grand dam des citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer. Si les prix officiels n’ont pas changé, sur le terrain c’est une toute autre réalité qui s’impose.
En effet, des effets conjecturels ont rendu difficile la disponibilité de cette denrée qui surtout dans les milieux urbains est devenue une nécessité. Il est désormais une scène courante de voir des bouteilles de gaz sur des motos ou sur d’autres moyens de transport en quête d’un point de recharge. Généralement, au bout d’un parcours du combattant à travers nos grandes villes, le résultat n’est pas positif. La seule solution c’est de s’en référer aux rares commerces qui ont encore des bouteilles dans leurs réserves et qui n’hésitent pas du tout à en gonfler royalement le prix. Certes, on a vu le ministère du commerce décréter la fermeture de certains points de vente pour pratique de prix non homologué, mais on se demande si la solution pérenne est celle là ?
Il eut fallu au delà de ce dispositif répressif à posteriori, être plus proactif et devancer les évènements. C’est une loi du marché que si l’offre s’amoindrit par rapport à la demande, les prix montent en flèche surtout dans un système libéral. Il faudra donc que le régulateur qu’est l’État veille au grain et agisse pour lever les facteurs qui font du gaz domestique une denrée plus rare qu’il ne devrait être. Que ce soit la crise politique au Niger ou d’autres facteurs aux relents économiques qui provoquent cette pénurie, il va falloir y remédier. L’autre chose est aussi que les commerçants véreux mettent de l’eau dans leur vin afin que la note soit moins salée pour le citoyen lambda, à moins que l’État n’use de son pouvoir de coercition.
LA RÉDACTION
Fermeture de boutiques pour surenchère : Mise en garde oui mais le gaz d’abord