Les populations d’Akassato centre, de Sô-Ava et dans une moindre mesure celles d’Awomey souffrent le martyre depuis plusieurs mois tant la route qu’elles empruntent au quotidien leur fait souffrir le martyre. Son état est en effet déplorable et la cause est connue.
Il s’agit de la résultante du passage régulier des camions qui désservent les carrières de sable installées dans la zone tampon entre les trois localités. Le poids de ces camions sur une infrastructure peu profilée pour un tel trafic est en cause. Des ornières aussi profondes que des tombes apparaissent aussi régulièrement que la succession des jours. La saison des pluies en cours a contribué d’autant plus à amplifier les nuisances. Plusieurs chutes des femmes marchandes de poisson remorquées par des taxis motos ont déjà été déplorées sur cet axe routier très fréquenté. Les cris de protestation, les plaintes et autres grognes des usagers depuis plusieurs semaines n’ont eu pour conséquence que quelques rafistolages qui sont loin d’avoir réglé le problème. Les mairies de Sô-Ava et d’Abomey-Calavi à défaut d’intervenir pour faire face aux travaux sur ladite route ( ce qui serait très onéreux) doivent pouvoir interpeler les sociétés privées qui exploitent le sable lagunaire dans la zone et qui ont sans doute bénéficié d’agréments pour le faire. C’est une question de responsabilité d’autant que les caisses desdites municipalités y gagnent sans doute. Il faut donc revoir au besoin les cahiers de charge des exploitants pour les amener à mettre la main à la poche pour la réfection ou l’entretien de la route.
LA RÉDACTION
Desserte Akassato – Sô-Ava : Un champ boueux impraticable à la circulation : les populations crient au secours !