Célébrations officielles de l’indépendance : Le parti « Les Démocrates » brille par la chaise vide • Candide Azannaï, le poil à gratter



A la tribune officielle hier lors de la cérémonie officielle marquant les 63 ans d’anniversaire du Bénin, les députés du parti « Les Démocrates » n’ont pas pointé le bout de leur nez. Une attitude qui n’a pas surpris d’autant qu’ils avaient annoncé les couleurs. Cela n’a pas empêché Candide Azannaï de ruer dans les brancards et leur adresser un tacle glissé comme à son habitude.
Eric Houndété et les siens ont préféré ne pas faire le déplacement du boulevard de la Marina pavoisé et aménagé pour cette occasion solennelle. Les raisons avancées au travers d’une déclaration faite par voie de communiqué, il n’était simplement pas question pour eux de s’associer à ces célébrations quand leurs revendications à l’endroit du président de la République sont restées lettres mortes.
Le chef de file de l’opposition faisait ainsi allusion à la question des leaders de l’opposition qui sont encore retenus dans les liens de la justice, des personnes arrêtées dans le cadre des élections municipales d’il y a trois ans et à la situation des « exilés politiques ». Visiblement le parti d’opposition au pouvoir de la Rupture s’attendait à un geste du premier magistrat du Bénin dans une perspective de décrispation du climat politique qui tourne comme une ritournelle autour de ces questions. Cela n’ayant pas été le cas jusque là, ils ont donc préféré, si on s’accorde avec leur logique, faire parler de leurs revendications autrement. Sur les mêmes questions, leur président d’honneur Thomas Boni Yayi tout aussi absent que ses poulains et l’ancien président Nicephore Soglo qui a fait également un message qu’il a adressé à ses compatriotes à la veille du premier août. En substance, Les Démocrates l’ont fait remarquer quant à la détention des leurs et à l’absence de clémence à leur endroit par le chef de l’État, d’où pour l’homme de Tchaourou, il faut que les Béninois <<prient intensément>> et travaillent pour cultiver un vivre ensemble qui garantisse l’épanouissement à tous les enfants du pays.
Cette politique de la chaise vide est une fuite en avant selon Candide Azannaï qui visiblement ne manque aucune occasion de marquer à la culotte « ses camarades » de l’opposition à laquelle il soutient toujours appartenir. C’est donc une question de méthodologie qui divise l’ancien ministre de Soglo et de Talon et « Les Démocrates ».
Au delà de cette opposition la question qui se pose objectivement est celle de savoir si cette continuelle politique de la chaise vide peut véritablement servir leurs intérêts et aboutir comme ils l’espèrent.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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