A moins d’une semaine de la fête du 1er août : Statu quo dans les communes



Le Bénin va célébrer le premier août prochain, le soixante troisième (63ème) anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale. Le constat de cette année est qu’à quelques jours de cet événement qui en d’autres temps était toujours célébré avec faste, c’est le calme plat qui domine en général et surtout à l’intérieur du pays.
A part à Cotonou où on aura les manifestations officielles, le reste du pays semble aller sur son train train quotidien sans que grand chose ne vienne rappeler que le pays s’apprête à commémorer les pionniers de sa jeune histoire au concert des nations libres. Au hasard parfois, on tombe sur quelques rues pavoisées ça et là aux couleurs nationales, mais comme un fleuve tranquille, les Béninois qui ont sans doute en tête d’autres préoccupations n’ont pas apparemment la tête à la fête.
Outre la morosité économique ambiante dont le bouquet est la cherté actuelle du carburant qui rejaillit sur le reste des secteurs névralgiques de l’économie nationale, le climat semble être celui de la sobriété. C’est d’ailleurs l’empreinte choisie par le régime de la Rupture depuis plusieurs années avec notamment l’abandon des fêtes tournantes dans les départements et le choix d’éviter les dépenses de prestige. On se rappelle d’ailleurs que même dans le contenu des manifestations officielles, la partie des réjouissances populaires est mise de côté pour le strictement nécessaire qu’est le traditionnel défilé militaire et les civilités faites au président de la République à la tribune officielle par les différents invités. En ce qui concerne la carte de visite de ces derniers, elle est beaucoup plus locale depuis belle lurette qu’on a perdu l’habitude de recevoir les chefs d’États et autres personnalités étrangères. C’est la visite de Bola Ahmed TInubu président du Nigeria et invité d’honneur de cette année qui semble être la donne. Il faut dire à ce propos d’ailleurs que cette présence du premier citoyen nigérian aux côtés du président Talon vient marquer d’un sceau particulier l’embellie des relations diplomatiques entre les deux pays depuis un certain temps, pour autant cela ne change pas grand chose à l’expectative qui caractérise la veillée d’armes de cette fête de l’indépendance. Ce qui peut en effet être à la base de ce climat réservé est sans doute l’attente tant des acteurs politiques que des populations sur une éventuelle décrispation de l’atmosphère politique nationale. Les Béninois se demandent en effet si au détour de son adresse à la nation, Patrice Talon fera un geste d’ouverture à l’endroit des hommes politiques qui sont actuellement dans les liens de la justice et qui de ce fait sont privés de leur liberté : Reckya Madougou et Joël Aivo entre autres.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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