Dans la tradition du Benin méridional, il est de coutume de rappeler à celui qui danse les faux pas qui sont les siens. C’est d’ailleurs la meilleure façon de contribuer à la qualité de la fête si tant est t’il qu’on tient à s’en sortir avec la joie au cœur.
Dire donc qu’au sein de l’UPR dans la 6e circonscription électorale
que tout va bien à l’heure actuelle, c’est comme ouvrir une porte déjà grandement entrebaillée. Pour autant, dire qu’il y a des motifs d’insatisfaction, c’est une autre manière de contribuer au développement de la cité. Il y a en effet une posture de l’édile qui fait tache et met ce parti en difficulté par rapport à ses soutiens même les plus proches qui se contentent de grogner en privé à défaut d’avoir meilleure manière de se plaindre. Il s’agit de cette tendance à prendre tout le monde à contre pied dans la procédure de désignation des présidents ou membres des commissions qui n’ont forcément pas les profils les plus adéquats et les plus utiles à l’intérêt général. Jusqu’ici le phénomène a toujours été décrié off. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est la bagarre qu’il y a eu lors de la cérémonie de désignation des présidents de commissions. C’est une triste scène sur laquelle nous ne revenons brièvement que pour la fustiger et en appeler à tous de garder ses nerfs face à la passion. Être en colère et dire son ras de bol face à la contradiction de ses idées ou plus encore de ses intérêts est compréhensible et entre dans la droite ligne de la démocratie. Mais en arriver à agresser un conseiller en mission républicaine par un badaud est incompréhensible et inexplicable. Le maire Angelo Ahouandjinou doit alors prendre ses responsabilités pour éviter des scènes ubuesques aussi inexplicables qu’incompréhensibles.
S’empoigner au propre comme au figuré ne répond à aucun standard et ressemble à de la délinquance tout simplement. Abomey-Calavi ne mérite pas ça, ce n’est pas un exemple. Le conseil communal n’est ni un ghetto ni un ring. Les représentants du peuple doivent avoir de la tenue et aussi s’assurer de leur sécurité. L’UPR et à travers ce parti, monsieur le coordonnateur communal Angelo Ahouandjinou, ça ne va pas au sein de votre famille politique dans la 6e circonscription électorale
et c’est le cas de le dire. Le camp d’en face est là et observe votre déchirure interne. Ne lui permettez pas de se moquer de vous.
LA RÉDACTION
Perturbations à l’installation d’un suppléant et des présidents de commissions : Plus jamais ça à Abomey-Calavi !