Le maire de la commune de Copargo a fait, il y a quelques semaines, l’objet d’une motion de défiance de la part de son ancien parti FCBE. Une défiance initiée par les conseillers qui n’ont pas rejoint la barque de la Rupture comme lui qui a rallié les rangs du Bloc Républicain (BR). Mais force est de constater que les vagues menaçantes de la destitution se sont estompées.
Visiblement Paul Hounkpè et ses sous-fifres se sont attaqués à plus gros qu’ils ne pouvaient. Leur étreinte a tôt fait d’être désserée laissant le maire Ignace Ouorou et ses deux adjoints en place et continuant allègrement leur tâche et leur séjour à la tête de la commune de Copargo. Cet état des lieux posé, il est l’heure de voir les choses sous un autre angle. L’on peut se demander en effet, si cet épisode rend service à la dynamique de la réforme partisane au Bénin ou s’il constitue un accroc à cette volonté du chef de l’État manifestée dès 2016 à sa prise de pouvoir. On est plutôt tenté de prendre la dernière option en compte au vu des données de la situation. Après avoir tourné en casaque à la FCBE sur la liste duquel le triumvirat communal s’était fait élire comme conseiller avant d’être propulsé, n’a rien pu être fait pour leur retirer la confiance de leurs pairs et les déloger de leurs postes. Une réussite de ce « push démocratique » aurait été un précédent qui aurait fait jurisprudence, mais ce n’est pas le cas, bien au contraire !
Désormais donc, même élu sous la bannière d’une formation politique, on peut franchir les lignes et passer avec armes et bagages vers le camp adverse sans que rien n’y fit. C’est des faits qui ne permettent pas l’aboutissement et l’émergence des grandes formations politiques comme socle du mouvement partisan au Bénin. Il va falloir donc retourner au laboratoire pour trouver une meilleure alchimie.
LA RÉDACTION
Motion de destitution du maire de Copargo : Paul Hounkpè aboie, Ignace Ouorou et ses adjoints passent • Le système partisan mis encore à rude épreuve