Gestion à mi-mandat du conseil communal de Calavi : C’est maintenant que le plus dur commence



Trois ans déjà que la cité dortoire qu’est Abomey-Calavi connaît une autre gouvernance avec l’installation de la quatrième mandature du conseil communal. Si de l’eau a coulé sous le pont à l’aune des défis qui s’imposent à Angelo Ahouandjinou et les siens, on peut affirmer que le tour est encore loin d’être joué.
Le 06 juin dernier, à l’occasion des noces de coton du conseil communal à la tête duquel il se trouve, le maire Evariste Angelo Ahouandjinou avait fait célébrer une messe d’action de grâce afin de témoigner sa gratitude à Dieu pour les actions accomplies. Si on peut en effet constater que la cité satellite de notre capitale économique a connu des avancées quant à des domaines de développement charnières, il y a encore beaucoup d’attente de la part des populations. De Togbin à Kpanroun en passant par Ouèdo et Glo-Djigbé, l’assainissement du cadre de vie, l’éducation, l’accès aux services sociaux de base, la promotion culturelle et patrimoniale, l’accès à l’eau et à l’électricité, le foncier, le commissariat central, etc… sont des secteurs où des efforts soutenus et structurés sont attendus. L’heure n’est donc pas à un engourdissement ou à une auto-satisfaction. Il ne pouvait en être autrement
puisque d’ailleurs, tous ne sont pas forcément satisfaits du style et des résultats de la gouvernance en place à l’hôtel de ville d’Abomey-Calavi.
Par ailleurs si les nouvelles réformes ont introduit un nouvel organigramme avec la mise en place du conseil de supervision, cela n’est que de l’eau au moulin du conseil communal qui devrait éviter le piège de laisser les destinées de près de 2 millions de citoyens aux mains de la Secrétaire Exécutive (SE) Carine Laourou qui certes est à l’opérationnel, mais a besoin d’assistance, de conseils et de présence effective à ses côtés. C’est clair en effet, qu’entre des élus locaux et des techniciens, le type de redevabilité n’est pas le même. Angelo Ahouandjinou et le conseil communal ont reçu un mandat des populations et auront donc à subir le crible de leur jugement en fin de mandat. Il est donc toujours temps de se retrousser plus les manches et de porter le bleu de chauffe pour mériter des lauriers in finae.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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