Les axes routiers de nos centres urbains voient circuler au quotidien et même causer la majeure partie des accidents graves et ou mortels de la circulation. Il y a pourtant des normes en matière de mise en circulation de véhicules automobiles au Bénin, mais le laxisme semble l’emporter.
Les Béninois continuent malheureusement chaque jour que Dieu fait de payer un lourd tribu à ces épaves automobiles qui essaiment les artères urbaines. Le constat est même que certains de ces instruments de la mort appartiennent à des personnalités hauts placés, c’est peut-être pour cette raison que rien n’est fait pour les mettre au musée ou à la fourrière. Le comble est que ces minibus qui alimentent le trafic des « tokpa – tokpa » et ces camions de transport de marchandises sont pilotés par des personnes dont les compétences en terme de maîtrise de code de la route sont douteuses sinon parfois inexistantes. Selon une directive adoptée en 2020 par les pays membres de la communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), les véhicules d’occasion importés doivent notamment répondre à minima aux normes Euro 4, c’est-à-dire avoir été mis en circulation après 2006, mais entre les textes et la réalité, grande est la différence.
Personne ne semble décidé du côté du ministère de l’intérieur à lever le petit doigt pour instruire la police à passer systématiquement à la répression, pourtant, c’est clair que c’est d’une nécessité qu’il n’est plus besoin de démontrer. La situation est cruciale car les citoyens béninois paient un trop lourd tribu dans cette affaire. C’était d’ailleurs une fois encore le cas du mercredi dernier à Ganvidokpo sur la route de Porto Novo avec ces compatriotes fauchés de plein fouet par une machine de la mort qui ne méritait plus d’être en circulation sur une voie publique. Trop c’est trop, il faut faire cesser cette tuerie silencieuse et complice qui se passe sous nos yeux. Autorités,
prenez vos responsabilités !
LA RÉDACTION
Mini-bus et camions épaves sur nos routes : Quid de l’application des normes . Et si la répression commençait enfin?