Brouille dans la filière du soja : La transformation locale, l’ultime recours


Ces dernières années, la culture du soja comme spéculation agricole a largement modifié le paysage agricole béninois plaçant cette légumineuse comme un produit phare. Mais force est de constater que les prix pratiqués, le coût de l’engrais, la taxation et bien d’autres facteurs comme l’intervention de l’exportation, mettent cette filière au creux de la vague à l’heure actuelle suscitant des réflexions.
De celles-ci, il y a la thèse que pour que la plus-value soit plus consistante pour l’économie du pays, il faudrait que la production du soja ne soit plus orientée uniquement vers l’exportation. En effet, telle est pour l’heure la tendance. Et l’État béninois, les investisseurs tant étrangers que Béninois pourraient faire en sorte que la filière suive une chaîne de transformation locale et qui installe ainsi un cluster complet et intégré. Le Béninois n’en serait pas ainsi amené à acheter à prix fort le produit fini de sa propre production lui revenant de l’extérieur. Le Nigéria pour prendre l’exemple le plus proche et le plus direct, importe de fortes cargaisons de soja béninois pour alimenter ses firmes alimentaires, notamment les biscuiteries, mais aussi sa chaîne de fabrication de compléments alimentaires pour animaux d’élevage. Toutes choses qui pourraient également se faire ici avec juste de la bonne volonté et les ingrédients techniques et financiers qui doivent suivre.
Ce faisant également, on se placerait dans la dynamique de la résorption du chômage des jeunes, puisque nombre d’entre eux auraient l’opportunité de travailler dans ce secteur nouveau. L’idée existe certes à petite échelle au niveau de la GDIZ à Glo Djigbé mais il faudrait l’étendre à un niveau plus élevé. Il suffirait d’ailleurs de dupliquer le schéma de la transformation de l’anacarde qui s’y fait déjà.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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