Ce n’est actuellement pas la lune de miel au sein du conseil communal de copargo dans le département de la Donga. Le maire de cette commune est en effet sur la scellette puisque manifestement son siège est secoué sérieusement par des conseillers FCBE qui tiennent à en découdre avec lui.
L’affaire est d’ailleurs sur la table du préfet Ainin qui a été saisi d’une correspondance en date du 24 avril dernier. Les 9 conseillers FCBE ,par ailleurs parti du maire en disgrâce auprès des siens, réclament la convocation d’une session extraordinaire. Les motifs sont divers et démontrent tout simplement que la confiance ne règne plus au sein des éléments du parti de Paul Hounkpè. Au delà même du maire les deux adjoints Zacari wiode et Imorou Ambani sont également mis en cause pour complicité aux agissements sur fond de fautes lourdes reprochés à l’édile. Au delà des raisons au demeurant classiques de cette crise de confiance ( confère la lettre de défiance ) ,un débat ressurgit celui de l’opérationnalité de la réforme partisane au Bénin. Quel mécanisme pourrait mettre en place le législateur afin qu’on assiste plus à ces mises en cause de maires élus et qui ont tendance à fragiliser la quête du développement de nos communes ,bien souvent sacrifiées sur l’autel d’intérêts individuels mal maîtrisés au delà de ceux de la population. Même la mise en place de conseils de supervision et la mise en place de cadres supérieurs sélectionnés par l’État ne semblent pas arrêter cette saignée de destitutions de maires qu’on a connue sous la dernière mandature des municipalités.Il urge de revoir donc les choses pour que force reste aux partis politiques et que les tireurs au flanc n’aient plus droit de cité dans le débat politique au Bénin.
LA RÉDACTION
Défiance au maire Ignace ouorou de copargo : Un nouvel accroc à l’esprit de la réforme partisane