Une altercation a opposé le jeudi 20 avril dernier des agents de la Police Républicaine à un soi disant Capitaine (les vérifications de son identité sont en cours) de l’armée béninoise. Un fait survenu à l’occasion d’une opération de libération de l’espace public à Abomey-Calavi avec comme protagoniste, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia. Si depuis lors, des interprétations tendancieuses de l’affaire se sont faites jour, votre journal a investigué sur le sujet afin que la lumière jaillisse à cet effet.
Les faits liés à la situation ont eu lieu dans la zone du pavé du complexe scolaire « Le Faucon » à Abomey-Calavi derrière la pharmacie Château d’eau. Il s’est agi pour le préfet de l’Atlantique de faire respecter le droit de passage des citoyens sur les trottoirs réservés aux piétons. Il n’est en effet plus un secret que nonobstant plusieurs opérations de déguerpissement des infrastructures encombrant le domaine public, des activités économiques continuent d’obstruer le domaine réservé aux piétons. Une anomalie qu’une fois encore, le représentant naturel du gouvernement dans le Département a tenu à régulariser pour permettre une libre circulation des usagers de la route, vœu très cher au Président Patrice Talon.
C’est justement au cours de cette opération qu’un incident confirmé par plusieurs sources est advenu. Il a opposé deux des policiers constituant le bras opérationnel de l’opération selon les diverses sources qui nous ont été données d’écouter. Le supposé Capitaine qui a fait office de victime selon les premières relations tendancieuses de l’incident aurait, de toutes évidences, manqué de self control par rapport à ses collègues subalternes qui ont pourtant fait preuve de tact et de professionnalisme dès lors que l’agent des forces de l’ordre s’est présenté à eux lorsqu’il s’est retrouvé dans le périmètre de l’opération. Entre collègues, la moindre des choses aurait sans doute été de se marquer les égards dus au rang des uns et des autres et de ne pas user de trafic d’influence sur fonds de menaces. Quoiqu’il en soit, les cris et autres menaces n’ont pas manqué de fuser, attirant l’attention du Préfet qui était de l’autre côté du trottoir avec d’autres agents impliqués dans l’opération républicaine. Accouru pour s’enquérir des faits et mettre fin à ce que l’on peut appeler malentendu, le préfet a tenté de raisonner le soi disant capitaine qui a manqué au préalable de présenter les honneurs à l’autorité selon les statuts qui régissent les forces armées béninoises.
Ni le langage courtois de l’autorité, ni son uniforme d’apparat qu’il arborait n’ont eu raison de la colère manifestée par le soi disant agent des forces de l’ordre. N’ayant plus d’autres recours que celui de faire respecter l’ordre et restaurer son autorité passablement baffouée, le préfet a alors demandé à ce que le soi disant capitaine et son véhicule soient arraisonnés et conduits au poste pour audition. Ce qui a eu le don de provoquer des supplications de ce dernier et publiquement à l’endroit du préfet, qui en homme de conciliation a donné le contre ordre aux agents de police afin de permettre que l’incident qui prenait une envergure peu souhaitable soit clos.
Mais ce qui est paradoxal, est que par la suite une version des faits a circulé dans le sens de ternir l’image du Préfet de l’Atlantique qui était dans ses prérogatives et en mission républicaine. Après une démarche vers le chef du quartier et de quelques personnes témoins de la situation, une équipe de notre rédaction s’est rapprochée de l’autorité préfectorale, Jean-Claude Codjia, afin d’avoir sa version des faits. Au delà du factuel qui est une chose, l’autre chose est la nécessité du respect de la hiérarchie et de l’autorité surtout quand elle est en mission et à fortiori dans une tenue qui permet de l’identifier formellement.
Dernière précision sur ce dossier, il faut noter que nous n’avons pas pu avoir accès au soi disant capitaine impliqué, mais nous sommes totalement ouverts à lui accorder à toutes fins utiles la parole pour donner librement sa version des faits, pour la manifestation de la vérité.
LA RÉDACTION
Supposée bavure policière sur un militaire sur ordre du Préfet Codjia : Voici la version des faits