Depuis le lundi 17 avril dernier, le gouvernement du président Patrice Talon a enregistré des départs et des entrées. Après la polémique nourrie autour du limogeage du ministre Garde des sceaux, Séverin Quenum, le Chantre de la Rupture a fini par jeter le masque à travers un remaniement ministériel deux jours après la visite du président rwandais Paul Kagamé. À cet effet, trois ministres parmi lesquels il y a le désormais ancien ministre des transports, Hervé Hêhomey. Pour avoir été élu député lors des dernières élections législatives et démissionnaire avant l’installation de la neuvième législature, la polémique s’enfle.
Hervé Hêhomey va-t-il retrouver ou non son siège au Parlement ? Cette préoccupation se retrouve au cœur de plusieurs débats. Si certains soutiennent la possibilité pour l’homme d’Agonli de retourner au Parlement, d’autres n’en voient pas. À la clé de l’article 92 qui stipule que « tout député nommé à une fonction publique ou appelé à une mission nationale ou internationale, incompatible avec l’exercice de son mandat parlementaire, suspend d’office celui-ci. Sa suppléance cesse à sa demande. » En tant que ministre des transports, Hervé Hêhomey était dans une posture d’incompatibilité avec la fonction parlementaire. Ce qui justifierait sa lettre de démission au profit de son suppléant, Janvier Yahouédéhou. Une fois hors du gouvernement Talon, l’homme souhaite retrouver le siège dans lequel il n’a jamais été installé. Tous les regards sont alors tournés vers le juge constitutionnel pour fixer le cas de Hervé Hêhomey au regard de l’article 92 nouveau.
LA RÉDACTION
Demande de retour au Parlement béninois : L’article 92 nouveau, l’épine au pied de Hêhomey