Décullotés. Y-a-t-il autre qualificatif pour traiter la piètre prestation des Guépards au cours de leurs dernières sorties ? La réponse est Non. Car après leur match aller face au Rwandais au stade Mathieu Kérékou, les Guépards ont encore tenu en échec les Rwandais sur les propres installations de ces derniers. La faute à la faîtière du football béninois et à ses dirigeants trop timorés et peu enclins à se faire respecter par une clique de conspirateurs.
On ne saurait ainsi comprendre que les intérêts des Guépards une fois de plus soient foulés au pied et ce allègrement dans cette double confrontation Bénin-Rwanda comptant pour les 3è et 4ème journées des éliminatoires de Côte d’Ivoire 2023. Des décisions inexpliquées et inexplicables émaillent la tenue du match retour de cette confrontation décisive dans le groupe L pour le deuxième billet à attribuer derrière le Sénégal injoignable et hors de portée. Dans un premier temps à Cotonou et pour cause, les installations sportives et hôtelières présentées par le Rwanda pour le match n’ont pas été homologuées, il s’agit du stade et du lieu d’hébergement à Huye. Contre toute attente, dès le lendemain du match de dimanche dernier, la délégation Rwandaise sans cacher qu’elle avait probablement des assurances particulières dans les réseaux de la CAF et sans qu’aucune décision de ladite institution, prend sur elle de regagner ses terres, premier point d’imbroglio. C’est ensuite qu’intervient le deuxième communiqué de la CAF qui autorise les Rwandais par dérogation à faire tenir la manche retour à Kigali au stade Pelé qui dispose d’une pelouse synthétique, un genre de pelouse qui n’aurait pas dû abriter un match de cette envergure. Silence et calme plat au siège de la Fédération Béninoise de Football qui se laisse marcher sur les pieds. Autre incongruité, le match est programmé et s’est tenu ce mercredi 29 mars, une date hors fenêtre FIFA qui a donné la main aux clubs employeurs des joueurs professionnels d’être rappelés par leurs clubs et cela n’a pas raté. Ni Adeoti, ni d’Almeida n’ont joué et Brest a exigé que Steve Mounié ne joue pas au delà d’une demi heure. Tout ceci sans qu’on ait entendu parler de la moindre protestation du côté béninois.
Le manque de respect au football Béninois devient une norme qui s’applique presque sans failles depuis plusieurs années maintenant. On se souvient encore l’épisode tragi comique du match retour contre la Sierra Léone aux derniers éliminatoires, soldé au finish par une élimination qui a ahuri et estomaqué la planète du football. Il y en a marre maintenant, le vase est plein et il faut que ça se sache, Mathurin de Chacus, Oswald Homecky et même le président Talon doivent réagir et changer de posture envers ce tigre en papier qui ne fait plus peur à personne si ce n’est la FBF. Du côté du Rwanda, on l’aura compris et on a certainement eu à faire ce qui se doit… On compte à présent sur une certaine invalidation de ce match du côté de cette CAF aux ordres. Morceau choisi : le Rwanda a aligné un joueur qui a reçu deux cartons jaunes. Le mal est plus profond et on ne saurait jouer avec des fonds publics pour un football en agonie. Il va falloir prendre un peu de recul pour mieux sauter.
LA RÉDACTION
Participation des Guépards aux compétitions internationales : Et si le Bénin s’offrait une pause pour mieux sauter…?