Pressions politiques dans le dossier « Madougou et Aïvo » : Jusqu’où iront Yayi et Soglo face un Talon intrépide ?



La politique béninoise se cristallise ces derniers jours autour des différentes initiatives et lobbying visant à intercéder pour libérer le professeur Joël Aïvo et l’ancienne Garde des sceaux sous le régime Yayi, Reckya Madougou. Les prisonniers les plus célèbres du Bénin à l’heure actuelle sont en effet au centre des débats et les deux anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi sont également de ceux qui font des appels de pied en direction du président de la République. Cette vague visant à faire bouger les lignes va-t-elle prospérer? Rien n’est moins sûr…
Quand on connaît le profil psychologique du Chef de l’État toujours droit dans ses bottes par rapport à ses idées et son attachement à sa ligne d’action, on peut d’emblée mettre un bémol quant à l’issue des demandes de libération dont font l’objet l’ancienne ministre Madougou et le professeur Aïvo incarcérés depuis deux ans suite à leur procès respectifs devant la CRIET.
Il faut rappeler que ce ne sont pas les initiatives qui manquent ni du côté de Nicéphore Soglo ni celui de Boni Yayi prêt à rencontrer le premier magistrat du pays. Il y a également l’initiative d’une loi d’amnistie par les députés du parti « Les Démocrates ». C’est alors clair qu’il y a une tendance qu’on ne peut plus ignorer après le débat concernant les appels à un troisième mandat pour l’homme de la Rupture. Le nouveau débat auquel on ne peut plus se dérober, est la recherche d’une porte de sortie pour les opposants qui sont derrière les barreaux au pénitencier de Missérété. Pour le commun des mortels, l’Union Progressiste (UP) le Renouveau et le Bloc Républicain qui assurent une majorité confortable au Chef de l’État, peuvent sauver la mise aux détenus en question sur une simple consigne de leur chef de famille politique, mais rien n’est jamais ni simple ni donné en politique. Chaque acte politique est empreint de nombreux enjeux tant sur le plan national qu’en dehors des frontières du pays. Il faut donc compter avec. On est dans un système de vases communicants et d’intérêts entremêlées.
Toutefois, ce qui est certain, on est de toutes apparences à un carrefour dans ce dossier qui va forcément prendre une tournure ou une autre, mais laquelle ? Bien malin serait celui qui pourrait en deviner l’issue. Une seule certitude est que le locataire de la Marina a une posture à prendre et seule lui même peut en décider.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer