Prolifération et accoutumance aux jeux de hasard : Conducteurs de taxi-motos, jeunes et retraités pris dans l’engrenage !



La vie moderne a généré des addictions que la conjecture économique défavorable a contribué à accentuer. Depuis quelques années, des miliers de personnes s’adonnent au quotidien aux jeux de hasard comme une bouée de sauvetage à laquelle ils s’accrochent, sans pour autant de manière concrète tirer leur épingle du jeu.
Sont concernés à premier par l’attrait vers ces pis-aller, les conducteurs de taxi motos communément appelés zemidjans, les retraités de l’administration publique et ceux du secteur privé, mais aussi une foison de jeunes désoeuvrés ou en quête de gains faciles ou espérant un miracle sous forme de manne. En bref, les uns et les autres semblent rechercher un mieux être à travers ces jeux qui font appel à l’aléa chance.
Malheureusement,
force est-il de constater que la grande majorité des parieurs engloutissent leur maigre pécule dans ces tonneaux de Danaïdes qui sont loin d’être des échelles pour un bonheur certain. La conséquence en est que nombre de situations sociales déjà précaires s’empirent et se délitent dans le silence total. Les grandes douleurs sont muettes dit-on.
Malheureusement, le silence coupable des pouvoirs publics, des structures éducatives et de la société civile mettent chacun au rang de complicité active face à ce fléau social qui se décline sous nos yeux en : divorces, scolarité interrompues, disputes familiales, vols, détournement, accentuation de la pauvreté.
L’État pour sa part a certes commencé à se rendre compte de l’ampleur de la situation, puisqu’il a décidé de mettre en place une plateforme pour l’observation et l’encadrement des jeux de hasard. Soit, ceci est une bonne chose, le commencement d’un réveil certes tardif mais intéressant.
Toutefois il y a lieu de se rendre compte que les pouvoirs publics eux-mêmes sont acteurs, sinon même promoteurs de certains de ces jeux par le biais de la loterie nationale du Bénin, ce qui amène à être dubitatif sur la portée de cet observatoire, le tout sera dans le contenu de ses attributions et du fonctionnement qui sera le sien. Il s’agit donc d’éviter le deux poids deux mesures en étant juge et arbitre.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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