C’est désormais la croix et la bannière pour les citoyens béninois en quête d’une attestation de résidence qui jusqu’ici se délivrait aisément auprès des chefs de quartiers et de village. La situation est désormais tellement préoccupante qu’elle impacte beaucoup de monde d’autant que cette attestation entre en ligne de compte pour de nombreuses formalités administratives.
Le tout ne se passe plus sous la férule des autorités au niveau local. Trois niveaux alourdissent désormais la procédure d’obtention du précieux sésame qu’est devenue l’attestation de résidence. Entre la prise d’un imprimé et les niveaux de paiement à la mairie et le passage au guichet du trésor public, le demandeur doit faire des allers-retours qui ne prennent pas en compte ses activités professionnelles. On comprend certes l’esprit de la réforme : renflouer les caisses de l’État, crédibiliser le document obtenu en fin de compte. Cela induit malheureusement un surcoût et des niveaux de démarches pour le requérant sans pour autant que l’autorité locale n’ait un rôle de crédibilisation des renseignements fournis par quant à la résidence de celui qui sollicite le document. L’esprit et la lettre de ce document administratif sont quasiment dévoyés. Le seul bénéfice obtenu par les usagers de l’administration qui arrivent à entrer en possession de ce document est la rallonge faite sur la durée de validité. C’est trop cher payé pour lui au vu de l’investissement physique, de la perte de temps et des tracasseries psychologues. Autre aspect incriminé, c’est un desaissiment des autorités locales d’un de leurs attributs le plus logique : celui d’être sensé connaître le mieux les résidents de sa juridiction administrative.
Malheureusement nombreux sont parmi eux qui se plaignent en sourdine de ce qu’ils sont devenus une caisse de résonnance, d’autant plus que du point de vue du foncier, ils étaient déjà mis hors circuit. Il eût été bien que la réforme pendant qu’elle était envisagée ait fait l’objet d’une large concertation qui aille dans l’intérêt de tous, c’est-à-dire les collectivités locales et territoriales, les pouvoirs publics et les contribuables et citoyens béninois. Pour l’heure, la réforme n’arrange pas grand monde. Et si on remplaçait ce précieux sésame par le CIP?
LA RÉDACTION
Périple dans l’obtention des pièces administratives au Bénin : Et si on remplaçait l’attestation de résidence par le CIP ?
Je suis d’accord avec vous, toutes les informations nécessaires qui se retrouvent dans le certificat de résidence,ce sont les mêmes conditions qui se retrouvent dans la CIP.
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Je suis d’accord avec vous, toutes les informations nécessaires qui se retrouvent dans le certificat de résidence, ce sont les mêmes conditions qui se retrouvent dans la CIP.
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Bonne initiative
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Il serait très bon de le remplacer par SESAME CIP sinon ça n’arrange pas toute la population entière par exemple moi qui suis ici
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