Débat politique au Bénin : « Prisonniers politiques », un jeu de mots entre opposants et mouvanciers



Y-a-t-il de « prisonniers politiques » au Bénin ? C’est la question qui reste complète et au cœur du débat politique au Bénin entre l’opposition radicale au régime Talon et la mouvance présidentielle. Ce groupe de mots s’est en effet retrouvé au bout de toutes les lèvres de façon insistante au lendemain des élections législatives de 2019 où certains individus s’étaient retrouvés derrière les barreaux et d’autres hors du territoire national pour troubles à l’ordre public. Face à cet état de chose, l’opposition béninoise représentée au Parlement béninois par vingt-huit (28) députés, entend tout mettre en œuvre pour faire libérer ces détenus qualifiés de « prisonniers politiques ». Lors de leur récente sortie médiatique, Éric Houndété et ses lieutenants du parti « Les Démocrates » en ont fait largement usage pour adresser des exigences au gouvernement Talon pour la libération de l’ancienne ministre du président Yayi Boni, Reckya Madougou. Par contre dans le camp présidentiel, cette étiquette collée aux détenus et souvent placée à la charge du régime actuel n’est pas la bienvenue. Pour les proches du président Patrice Talon, le Bénin ne connaît pas de « prisonniers politiques ». Il n’y a alors pas question, que l’on continue d’agiter telle une girouette cela dans l’opinion publique nationale et internationale pour des fins politiques. « Prisonniers politiques » étant toujours au cœur de tous les débats politiques au Bénin, il revient aux hauts juristes de fixer les uns et les autres dans cette guerre de mots.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer