Drame de Dassa Zoumè : Au delà de l’émotion, Talon entend aller loin



Depuis le dimanche 29 janvier que la nouvelle funeste de l’accident du bus de la compagnie Baobab Express fait le tour du monde, l’émoi n’est pas prêt de retomber tant la douleur est vive. Pourtant il va falloir aller au delà après les diligences qui doivent être prises par les pouvoirs publics et dont certaines sont déjà en cours. C’est le moment de restructurer le secteur des transports en commun au Bénin.
C’est en effet jusque là, un secteur très lucratif dans lequel beaucoup de particuliers seuls ou en association se sont investis.
Malheureusement beaucoup de dérives s’observent sans pour autant avoir ému grand monde depuis belle lurette. Plusieurs accidents d’ampleur moins dramatiques ont déjà été notés avec comme source : les erreurs humaines, l’état parfois désuet et anachroniques des bus utilisés, certains sont en réalité de véritables épaves roulantes qui mettent en danger la vie et la santé des milliers de Béninois.
Le taxi classique a en effet cédé du terrain au profit des nombreuses compagnies qui assurent le transport interurbain au Bénin. La première nécessité, c’est d’établir des normes plus strictes quant à l’état des bus mis en circulation, il va falloir œuvrer pour que nos routes ne soient plus des dépotoirs pour les bus hors d’usage importés d’occident. Il s’agit donc de revoir les conditions dans lesquelles les agréments sont délivrés. De même, il urge de procéder à une requalification du personnel roulant de ces compagnies, notamment les chauffeurs qui pour certains sont trop coutumiers de nombreuses infractions au code de la route surtout les excès de vitesse sur des routes qui ne sont plus adaptées. Il est désormais clair qu’il va falloir un recyclage général des chauffeurs et une périodicité établie pour le faire de manière systématique pour éviter ces genres de drame qui mobilisent tout un pays qui n’avait pas besoin de ça.

«Nous irons très loin…»

Ce qui est aujourd’hui au bout de toutes les lèvres après ce drame de Dassa Zoumè, est l’exigence de fortes mesures à l’endroit des conducteurs imprudents. Face à cet état de chose, l’État béninois doit prendre ses responsabilités et faire asseoir les promoteurs de ces compagnies de transport préalablement recensées autour d’une table ronde pour prendre des décisions concertées avec eux pour que plus jamais cela n’arrive ! C’est une question de responsabilité et un devoir régalien. Il faut préserver la vie des Béninois et non les livrer à des drames aussi atroces que celui qu’ont connu 24 de nos compatriotes en cette fin du mois de janvier. Et pour çà, «Nous irons très loin…» rassure le ministre de l’intérieur, Seidou Alassane depuis la commune de Dassa.
Déjà, il faut rappeler en plus de la mise en place d’une cellule de crise au Palais des congrès de Cotonou pour accueillir les membres des familles éplorées, une enquête est ouverte pour mieux apprécier les conditions dans lesquelles est intervenu ce drame.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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