L’attente était grande pour ce qui est de ces élections législatives, les toutes premières inclusives depuis l’avènement du régime de la rupture. Trois partis politiques sur les Sept en lice y allaient sous la bannière de l’opposition. Et si au vu des violences et du taux d’abstention qui ont caractérisé les dernières élections, on pouvait avoir quelques craintes, tout s’est finalement bien passé.
En effet, aucun trouble à l’ordre public, aucunes échauffourées encore moins la moindre effusion de sang n’a été signalée. Si comme à l’occasion de toute organisation de scrutin, il y a forcément eu quelques couacs organisationnels, comme quelques déplacements d’électeurs sur les listes, on peut affirmer que le Bénin est revenu dans le droit chemin.
On a de nouveau observé le calme placide et l’absence d’échauffourées qui ont toujours marqué le déroulement des scrutins depuis l’avènement du renouveau démocratique à l’issue de la conférence nationale des forces vives de la nation.
Même le contexte sécuritaire sous régional marqué par la menace djihadiste n’a pas pu avoir d’emprise sur le déroulement normal des élections.
En attendant le point officiel de tous les observateurs déployés par les institutions internationales et la société civile, on peut donc dire qu’à défaut d’avoir été festif, le scrutin législatif a été véritablement inclusif, pacifique et organisé avec la maestria qui s’impose, donnant du crédit donc à l’ensemble du processus, même si pour l’heure, les structures habiletées à donner les grandes tendances sont encore attendues dans ce rôle au plus tard le jeudi 12 janvier prochain. Si à priori, le gouvernement n’est pas directement impliqué dans l’organisation du scrutin, son rôle de facilitation et de catalyseur est à saluer, puisqu’il a permis non seulement une tenue à bonne date, sans heurts (il faut saluer le rôle des forces de sécurité discrètes mais bien présentes) et dans une participation acceptable à défaut d’avoir atteint les sommets. Sans trop risquer de verser dans l’autosatisfaction, le Bénin commence donc à retrouver son label électoral.
LA RÉDACTION
Tenue à bonne date et sans heurts des législatives : Pari gagné pour le gouvernement Talon