Concertations sociales avant législation : L’UDBN dans une posture de démocratie participative



Le système politique béninois favorise une répartition des pouvoirs qui garantit une expression de toutes les couches sociales. À ce titre, l’assemblée nationale est le lieu privilégié de cette expression contradictoire et démocratique. S’il est de notoriété que cette institution est l’émanation du peuple, il y a des biais possibles quant à la prise en compte véritable de toutes les aspirations des mandants. L’UDBN a sa vision de ce point de vue et l’exprime d’ailleurs de manière à susciter le débat autour.
l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (UDBN) estime qu’il serait bénéfique pour une prise en compte sans entraves des aspirations du peuple, que celui-ci soit le plus souvent concerté. À priori, on penserait tout de suite à l’organisation de referendum réguliers avant la mise en place de textes de lois qui impliquent la vie de la nation.
Que nenni ! La réflexion va bien plus loin et ne concerne pas que ce pan de l’expression démocratique, il s’agit bien d’autre chose de moins onéreux et de moins lourd à mettre en place. Il s’agit plutôt de trouver un autre mécanisme qui prenne en compte les avis des forces vives dans des séances de concertation élaborées autour de grands sujets. Cela favoriserait une unanimité qui reflète en temps réel les problèmes et tout en favorisant la paix sociale et un développement intégré proche des réalités des terroirs et de ceux qui y vivent.
L’esprit du consensus de la conférence nationale des forces vives de la nation issu des assises de l’hôtel Aledjo de février 1990. Sous le régime Yayi et même sous la Rupture il y a eu certes des prémices de cette proposition avec la tenue à échéances régulières de concertations entre présidents d’institutions et Chef de l’État, mais la vision de l’UDBN va au delà. Il va falloir constitutionnaliser les concertations périodiques prédéfinies entre forces vives de la nation selon un mécanisme décidé de commun accord. Cela n’est pas sans rappeler les grandes messes du parti communiste en Chine, grands moments qui accouchent de plans quinquennaux qui décident de l’avenir du pays sur les grandes questions. La différence ici, c’est la pluralité des opinions et des obédiences politiques. Sans pour autant conclure d’emblée sur la question, l’UDBN a le mérite de la poser sur la table et d’en appeler à la réflexion autour, et tous les acteurs doivent pouvoir mettre au service de la cause son éminence grise.

LA RÉDACTION

Publié par agon christophe

Journaliste analyste

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