Les élections présidentielles au Cameroun sont à l’horizon 2025. Certes, mais un homme politique se positionne de manière tout à fait remarquable pour que cela interpelle, tant sa démarche est de classe.
A défaut d’avoir pu en effet rencontrer le Père de la Nation camerounaise comme il l’avait précédemment souhaité à travers une demande d’audience, Jean Blaise GWET n’a pas jeté le manche après la cognée. Il a choisi adresser une tribune libre sous forme de lettre ouverte à celui là qui tient les rennes du Cameroun depuis plusieurs décennies à présent. Sans manifester une attitude de redresseur de torts, son intervention a plutôt pris une double allure dont il sied de parler. La première c’est celle de solliciter la bénédiction de son excellence Paul Biya pour son projet de briguer la magistrature suprême de son pays. Ensuite, bien loin d’un pamphlet adressé aux élites camerounaises, il a exposé son projet de grandeur pour le Cameroun, avec des axes de développement qui embrassent les grands domaines de la vie publique. Au passage le problème de la partie anglophone du pays et les questions d’unité nationale n’ont pas du tout été occultés par celui qui se voit bien pouvoir tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne en saluant le mérite des filles et fils du Cameroun, tant de l’intérieur que de la diaspora. Il salue aussi la clairvoyance des pays comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal qui sont des modèles politiques et économiques en Afrique francophone dont il voudrait bénéficier des conseils pour changer le Cameroun tant cher à ses yeux. Le monde observe l’Afrique. Une lettre somme toute optimiste et qui cadre avec la tradition africaine endogène qui veut que le fils prenne la relève du père en allant au delà de ses acquis et en prenant comme socle de travail ceux-ci.
Christophe Agon
Annonce de candidature au Président Paul Biya : Le président du MPCC Jean Blaise GWET joue franc jeu en rassurant le peuple camerounais et la communauté internationale