Tout homme a une obédience religieuse qui lui est personnelle, de même qu’une tendance religieuse plus ou moins affirmée. Cela peut à certains égards conduire à des frustrations et des frictions lorsqu’il est question de leaders religieux à la tête de congrégations. La posture personnelle et celle des fidèles n’est pas toujours évidente en effet.
De plus en plus, des prises de position publiques se remarquent au sein du prélat, notamment dans la sixième circonscription électorale objet déjà de beaucoup d’enjeux, du fait de sa forte démographie et de son poids politique subséquents. Ainsi, du côté de la conférence épiscopale du Bénin et du clergé de la plupart des autres confessions religieuses comme celles endogènes, les prises de position et les soutiens encore plus sont rarissimes voire inexistants, des imams à titre personnel déclarent de facto et sans autre forme de pincettes leur proximité d’avec l’un ou l’autre des camps. Que ce soit dans la commune de Sô-Ava , de Godomey ou encore dans d’autres localités certains prélats s’affichent ouvertement au nom même de ceux qu’ils dirigent. Cela semble assez risqué quand on sait que dans le contexte politico social actuel marqué par des dynamiques fragiles et possiblement vectrices de troubles.
Une ligne de démarcation s’impose entre le religieux et le politique pour éviter d’enflammer les passions ou de les enflammer dans un antagonisme incestueux. Il s’agit de ne pas ouvrir une boîte de Pandore et ne pas pouvoir remédier aux effets pervers qui en découleraient. Il apparaît donc de plus en plus impérieux de réfréner au plus tôt ces ardeurs qui pourraient s’avérer crisogènes car éminemment difficiles à contrôler. Dans cette vision, le législateur doit pouvoir remédier à la question pendant que l’on y est et qu’aucun débordement n’a été observé pour l’heure.
LA RÉDACTION
